La Commission européenne a annoncé, mardi 21 septembre, avoir signé un nouveau contrat d’achat groupé portant sur un candidat traitement contre la Covid-19.
Le traitement en question - qui fait donc encore l’objet d’une évaluation en continu ('rolling review') de l’Agence européenne des médicaments (EMA) - associe les anticorps bamlanivimab et etesevimab, et est développé par la société pharmaceutique américaine Eli Lilly.
Il avait été identifié dès juin dernier par la Commission comme l’une des cinq solutions thérapeutiques contre la Covid-19 « les plus prometteuses » (EUROPE 12752/16).
18 États membres ont manifesté leur intérêt pour ce potentiel traitement, indique la Commission, qui précise par ailleurs avoir signé pour l’achat d’un maximum de 220 000 doses.
En vertu de ce contrat, les États intéressés pourront se procurer le traitement une fois que celui-ci aura obtenu une autorisation de mise sur le marché conditionnelle de l’EMA ou une autorisation d’utilisation d’urgence à l’échelle nationale.
Il s’agit là du troisième contrat d’achat groupé signé par la Commission européenne en vue de se procurer une solution thérapeutique contre la Covid-19. Un premier contrat de ce type avait été conclu fin mars avec le laboratoire suisse Roche, puis un deuxième en juillet avec GSK (EUROPE 12771/1). Les candidats traitements de ces deux laboratoires sont également toujours en cours d’examen par l’EMA.
Poursuivre la vaccination
Réagissant à cette annonce, la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a insisté sur le fait que les Européens, tout en s’assurant de pouvoir traiter la maladie à l’aide de solutions thérapeutiques, devraient poursuivre leurs efforts pour prévenir la propagation du virus à l’aide de vaccins.
Le même jour, les ministres chargés des affaires européennes, réunis à Bruxelles, ont également convenu qu’il était impératif de continuer à soutenir la campagne de vaccination en cours dans leur État respectif (EUROPE 12794/7).
Tous ont noté que ces campagnes ne progressaient pas à la même vitesse d’un État membre à un autre (EUROPE 12778/6) et qu’il leur faudrait fournir davantage d’efforts pour faire face, en particulier, à la désinformation et à la méfiance persistantes au sujet des vaccins. (Agathe Cherki)