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Bulletin Quotidien Europe N° 12795
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

La hausse des prix du gaz fossile n'est pas due à la transition énergétique, insiste l’AIE

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié un communiqué, mardi 21 septembre, afin d’apporter des clarifications sur les causes des récentes augmentations des prix du gaz fossile, notamment en Europe.

« Les récentes augmentations des prix mondiaux du gaz naturel sont le résultat de multiples facteurs, et il est inexact et trompeur de faire porter la responsabilité à la transition énergétique propre », a ainsi déclaré le directeur exécutif de AIE, Fatih Birol.

Dans des propos proches de ceux récemment tenus par le vice-président exécutif de la Commission européenne en charge du Pacte vert, Frans Timmermans (EUROPE 12790/8), il a ensuite ajouté : « Des transitions énergétiques propres bien gérées sont une solution aux problèmes que nous observons aujourd’hui sur les marchés du gaz et de l’électricité – et non la cause de ces problèmes ».

Selon l’AIE, la forte hausse des prix du gaz fossile en Europe s’explique par la combinaison d’une forte demande et d’une offre plus restreinte que prévu, ainsi que par plusieurs facteurs liés aux conditions météorologiques.

Le communiqué de l’agence mentionne notamment une saison de chauffage particulièrement froide et longue en Europe l’hiver dernier, ainsi qu’une disponibilité de l’énergie éolienne inférieure à la normale ces dernières semaines.

Les prix européens reflètent également la dynamique plus large du marché mondial du gaz. Or, ce dernier s’est caractérisé par une demande de gaz forte en Asie tout au long de l’année et par une production de gaz naturel liquéfié (GNL) plus faible que prévu en raison d’une série de pannes et de retards non planifiés à travers le monde et d’une maintenance retardée à partir de 2020.

Alors que 42 députés européens ont récemment demandé à la Commission d’enquêter sur de possibles manipulations des prix du gaz par le géant gazier russe Gazprom, le communiqué indique en outre que, « sur la base des informations disponibles, la Russie remplit ses contrats à long terme avec ses homologues européens ».

L’AIE a néanmoins estimé que la Russie pourrait faire davantage pour augmenter la disponibilité du gaz en Europe et s’assurer que des niveaux adéquats de gaz sont stockés « en prévision de la prochaine saison de chauffage hivernale ».

Cette envolée des prix du gaz, combinée avec une hausse des prix du charbon et du carbone en Europe, a conduit les prix de l’électricité en Europe à des niveaux qui n’avaient plus été atteints depuis plus de dix ans, dépassant les 100 euros par mégawattheure sur de nombreux marchés. Interrogée vendredi dernier sur cette hausse des prix de l’énergie, la Commission avait assuré qu’elle « surveillait la situation dans les États membres ». Elle avait par ailleurs épinglé l’augmentation significative de la demande de gaz fossile – due à la reprise économique – comme facteur explicatif prédominant, tout en soulignant la stabilité du coût de l’électricité produite par les énergies renouvelables.

Voir le communiqué de l'AIE : https://bit.ly/3knWHmF  

Voir la lettre des eurodéputés : https:bit.ly/3nTdCQ9 (Damien Genicot)

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