Le ministre slovène chargé du Développement et de la Politique de cohésion, Zvonko Černač, a confirmé devant les eurodéputés de la commission du développement régional (REGI) l’abandon du texte sur le mécanisme transfrontalier européen, lors d’un échange de vues mardi 13 juillet.
Interrogé par le président de la commission REGI, Younous Omarjee (La Gauche, français) et la coordinatrice Constanze Krehl (S&D, allemande) sur le devenir du texte, le ministre slovène a confirmé qu’étant donné le rejet du texte sous Présidence portugaise du Conseil de l’UE par les États membres, la Présidence n’avait pas l’intention de rouvrir ce dossier. En revanche, il a indiqué que la Présidence comptait organiser un débat sur les obstacles transfrontaliers.
La Présidence portugaise, qui voulait avancer sur ce dossier (EUROPE 12648/16), avait demandé en mai aux États membres, dans le cadre du groupe de travail, ce qu’il convenait de faire avec ce texte. La plupart des États membres avaient pris position contre la proposition, nous a-t-on dit, à l’exception du Luxembourg (à l’origine de la proposition), de la Belgique et de la France.
Répondant au coordinateur bulgare, Andrey Novakov (PPE), le ministre a assuré que la Présidence slovène allait tout faire pour fluidifier la mise en œuvre des plans de relance et de résilience, tout en accordant une attention particulière à la programmation de la politique de cohésion 2021-2027. Il a toutefois rappelé que personne n’avait pu anticiper un contexte aussi particulier pour mettre en œuvre la politique de cohésion. Son objectif, a-t-il fait savoir, sera d’écourter les procédures administratives là où ce sera possible.
Il n’a en revanche pas répondu au président Omarjee, qui, en préambule, a rapporté la demande de nombreuses régions de prolonger les initiatives CRII et CRII+ face à la pandémie qui perdure. Sur la question de l’organisation d’une réunion informelle dédiée à la Cohésion, posée elle aussi par M. Omarjee, le ministre slovène est resté évasif, mentionnant que tout dépendra des conditions sanitaires durant le deuxième semestre. (Pascal Hansens)