« Résoudre le problème du quota européen de cabillaud de l’Arctique est une priorité prépondérante pour moi », a déclaré, mardi 13 juillet, le commissaire européen à la Pêche, Virginijus Sinkevičius, lors d’une réunion de la commission de la pêche du Parlement européen.
« Dans la zone de protection de la pêche du Svalbard, la Norvège est liée par le principe de non-discrimination : le droit légitime de l'UE doit être respecté », a martelé le commissaire, qui espère qu’un accord sera trouvé avec la Norvège sur ce point. La Norvège refuse d’accepter un quota européen de cabillaud de l’Arctique.
L’UE a déjà envoyé deux 'notes verbales' (en février et fin juin) à la Norvège pour rappeler la position de l’UE, à savoir le « retour à une juste part pour l’UE » de ce quota de cabillaud de l’Arctique, a précisé M. Sinkevičius.
Le commissaire a indiqué, par ailleurs, que la Commission adoptera, en 2022, un rapport faisant un état des lieux de la politique commune de la pêche (PCP). Il s’agira, selon lui, d’évaluer si les instruments ont été bien utilisés et d’identifier, si besoin, les domaines où des efforts s’imposent pour garantir l'atteinte des objectifs de l'UE en matière de durabilité des stocks de poissons.
Il conviendra aussi d’évaluer l’impact du changement climatique sur les stocks de poissons.
En répondant à des questions, notamment de Gabriel Mato (PPE, espagnol), sur le blocage dans les négociations UE/Mauritanie sur un nouvel accord de pêche, Virginijus Sinkevičius a déclaré : « Nous ne ménageons aucun effort pour obtenir un accord, mais pas à n’importe quel coût ». Quant au risque d’interruption des activités de pêche des navires de l’UE dans les eaux de Mauritanie (le protocole actuel expire à la mi-novembre), le commissaire s’est voulu rassurant : « Nous faisons tout pour éviter un scénario négatif », a-t-il déclaré. (Lionel Changeur)