Mardi 13 juillet, le Conseil 'Écofin' pourrait adopter les « douze » premiers plans nationaux de relance transmis à la Commission européenne, a indiqué le ministre portugais des Finances, João Leão, vendredi 18 juin à Luxembourg.
Cette étape permettra aux pays concernés de recevoir dans la foulée un préfinancement issu de la Facilité de relance et résilience (RRF), l'instrument budgétaire au cœur du Plan de relance européen Next Generation EU. Mardi, la Commission avait levé 20 milliards d'euros sur les marchés à cette fin dans le cadre de la plus grande émission obligataire institutionnelle jamais réalisée en Europe (EUROPE 12741/6).
Fin avril, treize États membres avaient officiellement présenté leur plan : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la France, l'Espagne, la Grèce, l'Italie, la Lettonie, le Luxembourg, le Portugal, la Slovénie et la Slovaquie (EUROPE 12711/2).
À ce jour, vingt-quatre pays l'ont fait, le dernier étant l'Estonie. Le plan estonien bénéficiera d'une aide de la Facilité RRF à hauteur de 982,5 millions d'euros, uniquement sous forme de subventions.
Doivent encore soumettre leur plan national Malte, la Bulgarie et les Pays-Bas.
Sur ces 24 États membres, la Commission a recommandé l'adoption des plans du Danemark, de l'Espagne, de la Grèce, du Luxembourg et du Portugal. Elle devrait le faire, lundi 21 juin, pour l'Autriche et la Slovaquie, le lendemain pour la Lettonie, l'Allemagne et l'Italie et le surlendemain pour la Belgique et la France. Un déplacement de sa présidente, Ursula von der Leyen, dans chacun de ces pays a été annoncé.
Interrogé par EUROPE sur l'intensité des discussions menées en amont sur la préparation des plans entre la Commission et les États membres, le vice-président exécutif de l'institution européenne, Valdis Dombrovskis, a évoqué des échanges nourris au niveau technique, avec des mises à jour régulières du Collège.
Sur les craintes émises par le directeur de l'OLAF quant au contrôle des fonds européens qui transiteront via le Plan de relance européen, il a fait valoir le caractère détaillé des plans de relance et s'est référé aux dispositions réglementaires régissant les systèmes d'audit et de contrôle. (Mathieu Bion)