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Bulletin Quotidien Europe N° 12743
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Banques

Union bancaire, l'Eurogroupe se donne plus de temps pour ficeler un programme de travail ambitieux

Réuni en format inclusif, jeudi 17 juin à Luxembourg, l'Eurogroupe n'a pas arrêté de programme de travail exhaustif et détaillé visant à parachever l'union bancaire en zone euro, avec notamment la création d'un système européen de garantie des dépôts bancaires (EDIS).

La faute à l'absence d'urgence financière, qui avait suffisamment fait pression sur le législateur européen après 2012 pour mettre sur pied les volets 'supervision' et 'résolution' de l'union bancaire. La faute aussi au calendrier politique, qui limite la capacité décisionnelle de certains ministres alors que les élections législatives allemandes auront lieu en septembre.

« Nous avons enregistré des progrès, nous avons besoin d'en faire plus. Cela prendra un peu plus de temps », a indiqué le président de l'Eurogroupe, Paschal Donohoe, à l'issue de la réunion ministérielle. Il a souhaité un accord « crédible, ambitieux et efficace », qui permette de parachever une union bancaire qui crée des emplois et favorise l'investissement. Il s'est dit convaincu que l'Eurogroupe y parviendra, tous les États membres s'étant à nouveau engagés, jeudi, à trouver un accord « dans les mois à venir ». « Nous reviendrons sur ce dossier plus tard dans l'année », a-t-il promis.

Le ministre allemand des Finances, Helmut Scholz, a confirmé la nécessité pour l'Eurogroupe de s'octroyer plus de temps. « Je suis sûr que nous ne serons pas prêts pour trouver un accord aujourd'hui ni cette semaine », avait-il considéré à son arrivée à Luxembourg. Selon lui, il ne faut « pas uniquement traiter une seule question, mais l'ensemble du scénario ».

Il s'est référé à sa proposition spécifique de novembre 2019, dans laquelle il préconisait la mise sur pied d'EDIS avec in fine un élément de partage des risques financiers, dès lors que des mesures de réduction de ces risques (réduction des prêts non performants, introduction d'un risque lié aux expositions bancaires à la dette souveraine) auront été mises en place (EUROPE 12366/6).

L'Allemagne est notamment d'avis que le rapport de progrès de la Présidence portugaise du Conseil de l'UE sur l'union bancaire se focalise trop sur EDIS et pas assez sur la réduction des risques financiers.

Du côté français, le ministre Bruno Le Maire a prôné d'avancer pas à pas sur ce dossier. « Il y a beaucoup, beaucoup d'obstacles sur le chemin de l'union bancaire. Je crois que la sagesse, c'est de les lever un à un. Un accord global nous paraît, dans un temps raisonnable, hors de portée », a-t-il considéré, sans préciser toutefois la séquence envisagée.

Voir le rapport de progrès portugais sur l'union bancaire : https://bit.ly/3g2yWyz  (Mathieu Bion)

 

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