La Commission européenne a autorisé, jeudi 17 juin, une aide grecque de 166,7 millions d'euros pour la construction d'un nouveau terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) à Alexandroupolis, en Grèce.
Le projet contribuera à la sécurité et à la diversification de l'approvisionnement énergétique en Grèce et, plus généralement, dans la région de l'Europe du Sud-est, sans fausser indûment la concurrence.
La Grèce a notifié son projet de soutenir la construction d'un nouveau terminal GNL à Alexandroupolis, comprenant une unité flottante de stockage et de regazéification (UFSR) pour la réception, le stockage et la regazéification du GNL (complétée par des installations en mer permanentes), ainsi qu'un réseau sous-marin et un gazoduc terrestre qui relieront l'UFSR au réseau de gaz naturel national de la Grèce.
Le terminal GNL à Alexandroupolis figure, depuis 2013, sur les listes des projets européens d'intérêt commun dans le secteur de l'énergie,
Le terminal constituera une nouvelle source d'énergie potentielle pour alimenter l'interconnexion entre la Grèce et la Bulgarie (IGB). La Commission a autorisé l'aide publique en faveur du projet IGB, actuellement en cours de construction, en vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'État, en novembre 2018.
Les autorités grecques ont confirmé que le terminal GNL pourrait être utilisé pour l'hydrogène et que le projet contribuerait à un bouquet énergétique plus propre grâce à l'utilisation accrue du gaz plutôt que du charbon. (Lionel Changeur)