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Bulletin Quotidien Europe N° 12727
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ACTION EXTÉRIEURE / Japon

L'UE veut encore renforcer ses liens avec le Japon lors du sommet du 27 mai

De nombreux points doivent être abordés pendant le sommet en vidéoconférence entre l'UE et le Japon de jeudi 27 mai. Le Président du Conseil européen, Charles Michel, la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, aborderont leurs relations économiques et commerciales, leur rôle sur la scène mondiale sur les questions de santé, d'environnement et de multilatéralisme, et enfin, ils discuteront de politique étrangère et de sécurité.

« Le Japon est un partenaire aux valeurs partagées, un allié clé pour l'UE. Nous partageons des valeurs comme le multilatéralisme, la démocratie, l'État de droit. Nous avons besoin de cette coopération étroite plus que jamais », affirme un fonctionnaire européen.

Santé. Les deux parties souhaitent aborder la réponse mondiale à la Covid-19, notamment la question des vaccins. Le Japon est le pays qui a reçu le plus de doses produites dans l'UE. Celle-ci espère donc pouvoir réaffirmer l'engagement pour une réponse commune face à la Covid-19, en particulier sur l'initiative Covax. 

Le traité international sur les pandémies sera à l'agenda des discussions : « Nous sommes reconnaissants que le Japon soutienne cette initiative et nous espérons travailler plus étroitement avec le Japon sur les prochaines étapes », a indiqué un diplomate européen.

Environnement. Les dirigeants échangeront sur les moyens d'atteindre les objectifs environnementaux. Le Japon fait partie des pays qui se sont engagés pour la neutralité climatique d'ici 2050. Un des objectifs de ce sommet est d'analyser comment les deux partenaires peuvent soutenir l'innovation et les technologies vertes. L'UE espère annoncer une initiative commune pour travailler sur la coopération en matière d'énergie, de standards, de recherche, de finance durable et de transition écologique dans les pays en développement. « Il s'agirait de la première initiative de ce genre avec un pays tiers », affirme une source européenne. 

Liens économiques. L'UE et le Japon souhaitent faire état de la mise en œuvre de l'accord de partenariat stratégique (APS), de l'accord de partenariat économique (APE) et de celui sur la connectivité. 

Le Japon figure désormais parmi les partenaires commerciaux privilégiés de l'UE depuis l'entrée en vigueur de l'accord de partenariat économique en 2019. L'UE souhaite donc profiter de cette dynamique pour évoquer d'autres domaines de coopération possibles, comme l'aviation. Elle aimerait également en profiter pour analyser les possibilités pour faciliter le commerce de produits agroalimentaires.

Politique étrangère et défense. Les dirigeants européens et japonais devraient notamment se pencher sur les situations régionales, que ce soit en Asie, en particulier en Corée du Nord et en Birmanie, ou dans le voisinage de l’UE – Biélorussie, Iran, Proche-Orient et Ukraine - ainsi que sur les relations de l’UE et du Japon avec la Chine et la Russie.

Les Européens devraient aussi faire part de leur volonté de s’engager plus activement dans la région indopacifique. « L’UE est prête à renforcer sa présence en tant qu’acteur économique, mais aussi de fournisseur de sécurité (security provider) », a expliqué un haut fonctionnaire européen.

Les deux parties devraient aussi réaffirmer leur intérêt pour intensifier la coopération en matière de sécurité maritime et de cybersécurité, de désinformation et de gestion des crises et des catastrophes.

L’UE et le Japon ont déjà mené plusieurs exercices maritimes communs (EUROPE 12718/29, 12576/37).

Dans la déclaration commune qu’ils devraient adopter, les dirigeants de l’UE et du Japon devraient enfin réaffirmer leur volonté de coopérer étroitement afin de promouvoir la paix et la sécurité dans le monde et de faire progresser un multilatéralisme efficace et l'ordre international fondé sur des règles.

« Il est vital pour l’UE de coordonner son action dans la région et dans les forums internationaux avec le Japon en matière des droits de l’homme », a ajouté un haut fonctionnaire européen, rappelant que le Japon siégeait actuellement au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. (Léa Marchal et Camille-Cerise Gessant)

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