La Présidence portugaise du Conseil de l'Union europénne a produit une version révisée de son projet de conclusions concernant l’avenir du tourisme en Europe pour les dix années à venir (EUROPE 12680/12). Le groupe de travail 'compétitivité et croissance' du Conseil examinera ce document mercredi 5 mai.
Ainsi, cette nouvelle version du projet de conclusions maintient inchangées la majorité de ses propositions, mettant l’accent sur l’échange de bonnes pratiques entre États membres en matière de politiques touristiques durables.
Par ailleurs, si le texte prône la mise en œuvre de mesures supplémentaires visant à améliorer la qualité des services touristiques et à rendre ces services plus innovants, plus respectueux de l’environnement et plus résilients, le document introduit également la notion de respect des « valeurs naturelles, sociales et culturelles et du bien-être des communautés locales, notamment celles des zones moins développées ».
Le projet de conclusions de la Présidence portugaise du Conseil invite également la Commission européenne à lancer, au plus tard d’ici à septembre 2021, une vue d’ensemble complète des financements disponibles pour le tourisme dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027 et les ressources disponibles au titre du Plan de relance européen Next Generation EU.
En revanche, la version précédente du texte demandait à la Commission une approche détaillée du chapitre consacré à l'écosystème du tourisme d'ici la fin du premier trimestre 2022, avec des actions et des outils de financement, à la suite de la présentation de l'examen de la stratégie industrielle européenne (EUROPE 12711/13). Ce point a disparu de la nouvelle version.
Alors que le volume du tourisme urbain et d’affaires a considérablement augmenté au fil des dernières années, la dernière version du document reconnaît que le futur de ce secteur en la matière devra faire partie de l’agenda européen à court et moyen termes.
De la même manière, la version révisée du texte intègre désormais le tourisme côtier et maritime durable dans l'écosystème du tourisme et de l'économie 'bleue'. Le bon fonctionnement de ce segment du secteur touristique dépend d'une coopération étroite entre les autorités nationales, régionales et locales et les acteurs du secteur maritime.
Le tourisme, dont la structure doit être considérée comme horizontale tant ce secteur a un impact sur de nombreux autres domaines, représente près de 10% du PIB européen et quelque 11,7 millions d’emplois. Touché de plein fouet par la crise sanitaire engendrée par la Covid-19, le tourisme a « les besoins d'investissement les plus élevés parmi les 14 écosystèmes industriels et l'indicateur de confiance le plus faible », rappelle la Présidence portugaise, en guise d’introduction de son projet de conclusions. (Thomas Mangin)