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Bulletin Quotidien Europe N° 12712
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / DÉfense

Le Conseil de l’UE déterminé à renforcer sa capacité à agir en tant que fournisseur mondial de sécurité

Le Conseil de l’Union européenne devrait rappeler, selon un projet de conclusions sur la sécurité et la défense obtenu par EUROPE et daté du 27 avril, sa détermination à renforcer sa capacité à agir en tant que fournisseur mondial de sécurité (global security provider).

Ce renforcement devrait se faire par le biais de son engagement opérationnel, notamment les missions et opérations de la PSDC, ainsi qu'à approfondir la coopération en matière de sécurité et de défense entre les États membres, à accroître les investissements dans le domaine de la défense et à améliorer le développement des capacités civiles et militaires et la préparation opérationnelle au sein de l'Union, précise ce projet de conclusions, dont la version finale devrait être adoptée lors du Conseil 'Affaires étrangères' de l’UE.

Le document comporte de nombreuses échéances. Le Conseil invite notamment le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, à présenter un premier projet de 'boussole stratégique' au Conseil de novembre 2021, en vue d’une adoption finale en mars 2022 (EUROPE 12655/17).

Le projet de conclusions revient sur le renforcement de l'engagement opérationnel civil et militaire de l'Union. Le Conseil appelle à « renforcer encore la robustesse et la souplesse des engagements opérationnels civils et militaires de l'UE afin d'en accroître l'efficacité, ainsi qu'à veiller à ce que les capacités civiles et militaires de l'UE soient mieux préparées à répondre aux crises urgentes ». Il encourage le développement de liens entre les engagements opérationnels des États membres et les missions et opérations PSDC, saluant à cet égard l'intégration de la Joint Special Operations Task Force Gazelle allemande dans EUTM Mali.

Pour le Conseil, il importe également de renforcer la sensibilisation et la capacité de réaction de l'UE à toutes les phases du cycle des conflits - de l'alerte rapide et de la prévention des conflits à la gestion des crises, à la stabilisation et à la consolidation de la paix.

Saluant l'établissement de la Facilité européenne pour la Paix (EUROPE 12683/30), il invite les États membres et M. Borrell à présenter des propositions de mesures d'assistance, les premières d'entre elles devant être opérationnelles dès juillet.

Pour le Conseil, il est aussi nécessaire d'avoir une planification et un commandement plus efficaces de l'UE, rappelant l'importance de la capacité militaire de planification et de conduite (CPPM) à cet égard. Le Conseil reviendra sur cette question au plus tard en novembre 2021. Le même mois, le Conseil devrait revenir sur le pacte de PSDC civile.

Revenant sur les initiatives de défense, le Conseil invite le Haut Représentant à élaborer un troisième rapport sur les interactions, les liens et la cohérence entre les initiatives de défense de l'UE (CARD, CSP, Fonds européen de défense) avant l'été 2021.

Le projet de conclusions précise aussi que le rapport annuel sur la coopération structurée permanente (CSP ou PESCO en anglais) est attendu d'ici fin juillet et la révision de la décision sur les règles de gouvernance pour les projets CSP et l'adoption de nouveaux projets d'ici novembre 2021.

Le renforcement du rôle de l'UE en tant que fournisseur mondial de sécurité maritime est une autre priorité. Sur ce point, le Conseil reviendra sur la mise en œuvre, d'ici janvier 2022, du projet pilote du concept de présences maritimes coordonnées dans le golfe de Guinée. Il examinera aussi, dès 2021, la possibilité d'appliquer ce concept à d'autres futures zones d'intérêt maritime potentielles, y compris dans la région indopacifique.

Pour le Conseil, il est aussi urgent de faire « progresser de manière significative les efforts déployés par l'UE » afin de garantir un accès européen sûr aux biens communs mondiaux, y compris l'espace, le cyberespace et la haute mer.

Le texte souligne aussi la nécessité de renforcer la résilience de l'Union et des États membres ainsi que leur capacité à contrer les menaces hybrides par la mise en œuvre d'actions pertinentes. 

Enfin, selon le projet de conclusions, l'Union reste déterminée à coopérer étroitement avec ses partenaires, en particulier les principales organisations internationales et les principaux partenaires régionaux, notamment les Nations Unies, l’OTAN, l’OSCE et les États-Unis. (Camille-Cerise Gessant)

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