Les ministres européens des Finances sont d'avis que l'amélioration de l'architecture financière de l'Union européenne pour le développement, quoique complexe, passe par une évolution de l'existant, sans bouleversement institutionnel.
« Il y a un consensus pour l'option 'statu quo plus'. Nous n'envisageons pas de révision institutionnelle majeure », a confirmé le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, vendredi 16 avril à l'issue du Conseil Ecofin.
Il faisait référence aux résultats de l'étude indépendante pilotée par l'expert français Thierry Sénéchal, qui a comparé trois options possibles d'évolution pour l'architecture financière européenne pour le développement (EUROPE 12680/22). L'option 'statu quo plus' mise notamment sur le réseau des banques nationales de développement et permettrait à l'UE de disposer de la plus importante capacité annuelle de prêt, située dans une fourchette entre 18,1 et 18,4 milliards d'euros, par rapport aux deux autres options nécessitant la création de structures spécifiques.
Selon une source, « la longue discussion » ministérielle a mis en lumière, vendredi, le souhait de nombreux États membres que la BEI et la BERD coopèrent davantage, via notamment une répartition plus claire des tâches entre les deux organisations financières.
Les travaux se poursuivront au niveau technique et lors du prochain Conseil 'Développement', en vue de l'adoption en mai de conclusions qu'adopteront conjointement les ministres européens des Finances et du Développement. (Mathieu Bion, avec Aminata Niang)