Le 8e Prix Václav Havel pour les droits de l'homme a été décerné ce lundi à la militante saoudienne des droits des femmes Loujain Al-Hathloul. Libérée après 1 001 jours d'emprisonnement, la lauréate n'a pas pu apparaître en visioconférence lors de la cérémonie organisée par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, car elle est interdite d'expression publique. Sa sœur Lina, installée à Bruxelles, est intervenue en son nom.
« Un soutien international est le seul moyen pour nous de dénoncer les injustices dans mon pays et de protéger les victimes. Merci de nous donner la force de poursuivre notre combat », a déclaré celle-ci après avoir rendu hommage au courage, à la résilience et aux convictions de sa sœur, qui a été « enlevée, emprisonnée illégalement, brutalement torturée, placée à l'isolement pendant des mois » et qui est « à présent condamnée comme terroriste ».
Les deux autres nominées étaient les Sœurs de l'ordre Drupka au Népal, un groupe de nonnes bouddhistes qui promeuvent l'égalité, le respect de l'environnement et la tolérance, ainsi que la militante congolaise des droits humains Julienne Lusenge, engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Un panel exclusivement féminin, pour la première fois dans l'histoire de ce Prix créé en 2013. (Véronique Leblanc)