login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12701
ACTION EXTÉRIEURE / Ukraine

Pour M. Borrell, les troupes russes aux frontières ukrainiennes représentent un risque d'escalade « évident »

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a fait part, lundi 19 avril, de ses inquiétudes concernant les mouvements de troupes russes aux frontières ukrainiennes et en Crimée, estimant à 150 000 le nombre d’hommes amassés.

« Ce sont plus de 150 000 soldats russes qui se massent à la frontière ukrainienne et en Crimée. Le risque d’une nouvelle escalade est évident », a souligné M. Borrell à l’issue de la réunion par visioconférence des ministres des Affaires étrangères européens, lors de laquelle ils se sont entretenus avec leur homologue ukrainien, Dmytro Kuleba.

Selon le Haut Représentant, il s’agit du « plus grand déploiement militaire jamais réalisé à la frontière ukrainienne ». « Le renforcement des capacités militaires doit s’arrêter », a-t-il prévenu.

« Nous demandons instamment (à la Russie) de désamorcer (la situation) et d’apaiser les tensions », a donc souligné M. Borrell, saluant la retenue de l’Ukraine face à l’attitude russe.

« Nous attendons des explications (sur les mouvements de troupes russes) dans le cadre des mécanismes qui existent », a ajouté une source européenne, faisant référence au chapitre 3 du document de Vienne de l’OSCE sur les mesures de confiance et de sécurité. Pour cette source, la Russie doit faire preuve de transparence.

Le Haut Représentant a aussi rappelé le fort soutien de l’UE à la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Il a appelé une nouvelle fois à la pleine mise en œuvre des accords de Minsk.

Si le ministre ukrainien, Dmytro Kuleba, a appelé à de nouvelles sanctions — sectorielles — de la part de l’UE à l’encontre de la Russie, le Haut Représentant de l’UE a expliqué que l’Union ne travaillait pas sur des sanctions supplémentaires.

« Les sanctions n’ont pas été la question aujourd’hui, notre priorité est d’assurer l’apaisement », a justifié une source européenne, ajoutant que la logique était de « mettre l’accent sur les efforts diplomatiques pour éviter l’escalade, y compris incontrôlée, et pour passer les bons messages ». (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES