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Bulletin Quotidien Europe N° 12700
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Eurogroupe

Les États membres envoient un signal positif sur la reprise des pourparlers sur l’Union bancaire et pour l’éventuelle création d’un ‘euro numérique’

Les ministres des Finances de l'UE ont clairement fait savoir, vendredi 16 avril, dans le cadre de l’Eurogroupe (format inclusif à 27), qu’ils étaient prêts à reprendre les négociations sur l’Union bancaire. Ils ont par ailleurs accueilli favorablement, en format normal à 19, le travail exploratoire lancé par la Banque centrale européenne (BCE) quant à la création d'un euro numérique.

Que ce soit le président de l’Eurogroupe, Paschal Donohoe, le commissaire à l’Économie, Paolo Gentiloni, ou encore le directeur général du Mécanisme européen de stabilité, Klaus Regling, tous ont signalé l'appétence pour progresser sur le sujet malgré les nombreuses difficultés, à la condition que les pourparlers sur les quatre points ouverts avancent parallèlement.

Il s’agit notamment, comme l’a rappelé Paolo Gentiloni, des négociations sur le cadre de la gestion de crise, sur le système européen de garantie des dépôts, sur le traitement règlementaire des expositions souveraines et sur l'intégration transfrontalière.

La ligne de front n’a guère changé, nous confie-t-on. L’Allemagne, les Pays-Bas et d’autres pays du Nord ne souhaitent pas progresser tant qu’ils n’auront pas obtenu des garanties sur la réduction des risques.

« Nous considérons l’EDIS comme faisant partie de l'union bancaire en régime permanent », a assuré le ministre finlandais sur son compte Twitter. « Avant cette décision, nous devons restaurer la crédibilité du cadre de gestion de crise et aborder le traitement règlementaire des expositions souveraines ».

Les États membres du Sud, eux, notamment l’Italie, veulent avancer sur le partage des risques en premier lieu.

Les ministres des Finances poursuivront ainsi leurs efforts, ont-ils fait savoir, pour trouver un consensus et élaborer un plan de travail sur l'Union bancaire qui sera présenté aux chefs d'État et de gouvernement lors du prochain sommet de l'euro, en juin 2021.

Euro numérique

L’autre sujet du jour, particulièrement attendu (EUROPE 12699/15), portait sur le compte rendu de la consultation et des suites à donner au projet au long cours de créer un euro numérique par la présidente de la BCE, Christine Lagarde. Sans surprise, les ministres des Finances de la zone euro ont salué la consultation publique de la BCE et ont fait savoir qu’ils souhaitaient être tenus régulièrement informés du travail de la BCE, avec la Commission.

L’Allemagne, par la voix de son ministre des Finances, Olaf Scholz, s’est montrée particulièrement enthousiaste quant à la création d’une telle monnaie numérique. Cette solution permettrait à l’Europe d’acquérir une plus grande souveraineté en matière de « paiements innovants et compétitifs », a-t-il déclaré en amont de la réunion. Pour lui, l’Europe doit être aux avant-postes sur la question des monnaies numériques.

Toutefois, comme l’a rappelé M. Donohoe, il s’agit d’un projet extrêmement « complexe », qui nécessitera du temps pour être mis en place. « L’idée n'est pas d'être le premier à mettre en place une monnaie numérique, mais de le faire bien », a indiqué une source.

Et les sujets de réflexion ne manquent pas, comme l’a détaillé le commissaire Gentiloni. Il faut, selon lui, comprendre comment : - l'euro numérique pourrait induire des gains supplémentaires en matière d'efficacité des paiements ; - il pourrait améliorer l'inclusion financière ; - l'euro numérique devrait être distribué ; - il pourrait soutenir la numérisation de l'économie de manière plus générale et la construction d'un marché unique numérique ; - garantir le respect des normes les plus élevées en matière de protection des données et de lutte contre le blanchiment d'argent. La BCE fera savoir d’ici mi-2021 si elle compte amorcer la mise en place d’une telle monnaie ou non.

Par ailleurs, les ministres des Finances de la zone euro ont discuté des cadres d'insolvabilité. Les discussions ont montré un réel soutien pour des mesures non législatives supplémentaires, a indiqué M. Donohoe.

Par ailleurs, aucune intervention des ministres n’a eu lieu sur le point relatif aux progrès accomplis dans le domaine de la transparence liée aux pratiques de l’Eurogroupe, nous dit-on. (Pascal Hansens)

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