En 2020, les émissions de gaz à effet de serre des opérateurs couverts par le système d’échange de quotas d’émission (ETS) de l’Union européenne ont diminué de 13,3% par rapport à 2019, a indiqué la Commission européenne vendredi 16 avril.
Cette réduction comprend une baisse de 11,2% des émissions des installations fixes (centrales électriques et industries) et une baisse extraordinaire de 64,1% des émissions de l’aviation, due à la mise à l’arrêt du secteur aérien engendrée par la pandémie de Covid-19.
Les émissions de l’industrie ont ainsi diminué en moyenne de 7%, précise la Commission, avec des réductions observées dans la plupart des secteurs, notamment le fer et l’acier (-11,7%), le ciment (-5,1%), les produits chimiques (-4%) et les raffineries (-8,1%).
Concernant le secteur de l’électricité, les émissions ont baissé de 14,9% par rapport à 2019. Cette réduction résulte principalement de deux facteurs, selon l’institution : - la réduction de la consommation d’électricité due à la pandémie ; - la transition de la production d’électricité à partir du charbon vers celle à base de gaz naturel, ainsi que le remplacement des combustibles fossiles par des sources d’énergie renouvelables.
Pour la Commission, si cette forte baisse des émissions des installations couvertes par l’ETS est en partie due à la Covid-19, elle montre également que l’ETS est l’un des outils européens de politique climatique « les plus efficaces ».
Selon une analyse des données de l’ETS publiée le même jour par le centre de réflexion (‘think tank’) Ember, les émissions des moyennes et grandes centrales électriques au gaz de l’UE ont dépassé pour la première fois celles des centrales au lignite, après avoir déjà dépassé celles de la houille en 2019.
Leur analyse estime que le gaz a ainsi représenté un pourcentage record de 34% des émissions totales du secteur de l’électricité en 2020, soit une augmentation de 18 points de pourcentage depuis 2013.
Voir l’analyse d’Ember : https://bit.ly/3tpuiig (Damien Genicot)