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Bulletin Quotidien Europe N° 12700
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les jeunes agriculteurs de l’UE demandent d’aider les exploitants touchés par la vague de froid

Le Conseil européen des jeunes agriculteurs (CEJA) a demandé, jeudi 15 avril, le déblocage d’un « soutien adéquat » en faveur des agriculteurs dont les produits sont affectés par la vague de froid.

Dans le contexte des négociations sur la réforme de la politique agricole commune (PAC), le CEJA demande aux colégislateurs de mettre en place des instruments solides de gestion des risques et de crises dans le secteur agricole.

Plusieurs régions d'Europe ont connu une vague de froid exceptionnellement sévère qui a touché plusieurs secteurs. Les conséquences de ces intempéries sont désastreuses pour de nombreux agriculteurs, qui ont perdu une importante partie ou la totalité de leurs productions, explique le CEJA dans un communiqué.

Samuel Masse, président du CEJA et viticulteur du sud de la France, explique que « l'impact est énorme » sur ses vignobles. « Tous les projets d'investissement que nous avions prévus devront être reportés ou annulés », déplore-t-il.

Le CEJA demande aux décideurs de débloquer des fonds de soutien pour les jeunes agriculteurs dans les zones touchées par la vague de froid et un « alignement obligatoire » des instruments de gestion des risques dans les futurs plans stratégiques nationaux de la PAC.

Le CEJA plaide pour une combinaison d'outils de gestion des risques privés et publics, tels que les régimes d'assurance et les fonds de mutualisation.

Assurances récoltes. Au niveau communautaire, il n’y a pas de mesures de marché spécifiques prévues pour faire face aux effets du gel.

Les pays de l’UE peuvent financer des assurances récolte, soit dans le cadre des programmes sectoriels 'fruits et légumes', soit dans les programmes de développement rural. Dans le cadre des programmes 'fruits et légumes', l’assurance récolte est une des mesures de gestion et de prévention de crise. Les États membres arrêtent les modalités applicables à la mise en œuvre des actions d'assurance-récolte, y compris les modalités nécessaires pour garantir que ces actions n'entraînent aucune distorsion de la concurrence sur le marché de l'assurance.

L’assurance récolte contribue à la protection des revenus des producteurs et à la prise en charge des pertes de marché des organisations de producteurs ou de leurs membres en cas de catastrophes naturelles, de phénomènes climatiques et, le cas échéant, de maladies ou d'infestations parasitaires.

Les États membres peuvent accorder un financement national complémentaire à l'appui des actions d'assurance-récolte qui bénéficient du fonds opérationnel. L'aide publique totale versée au titre de l'assurance-récolte ne dépasse toutefois pas 80% du coût des primes payées par les producteurs des organisations de producteurs contre les pertes.

Dans le cadre de son programme du développement rural, la France, par exemple, soutient l’assurance récolte, sous certaines conditions. La France n’est pas tenue de communiquer à la Commission si elle compte utiliser cet outil. (Lionel Changeur)

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