Le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, et le ministre britannique David Frost n’ont pas encore réussi à lever toutes les questions sur la mise en œuvre concrète du protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord.
Les deux hommes ont dîné ensemble jeudi 15 avril et les « deux parties ont profité de l'occasion pour faire le point sur toutes les questions en suspens concernant la mise en œuvre du protocole », indique un communiqué. Les deux équipes ont reçu le feu vert politique pour continuer les discussions au niveau technique.
En attendant, les procédures d’infraction lancées contre le Royaume-Uni sur le non-respect du protocole (à travers l’extension unilatérale des périodes de grâce) ou le manque de coopération sincère dans l’application de l’accord de retrait continueront « aussi longtemps que nécessaire », a insisté M. Šefčovič.
Lors de cette rencontre, le vice-président a rappelé « l'engagement indéfectible de l'UE à l'égard de l'accord du Vendredi saint et du peuple d'Irlande du Nord », « le fait que les solutions ne peuvent être trouvées que par des actions conjointes et par des organes communs » et que « les voies de conformité convenues d'un commun accord sont essentielles à la mise en œuvre intégrale du protocole », souligne le communiqué.
Le vice-président a rappelé que le protocole est le seul moyen de protéger l'accord du Vendredi saint tout en évitant une frontière dure sur l'île d'Irlande et la mise en œuvre de ce protocole est clairement « une entreprise commune, qui ne laisse aucune place à l'action unilatérale. Seules des solutions communes, convenues au sein des organes conjoints établis par l'accord de retrait, peuvent apporter la stabilité et la prévisibilité dont l'Irlande du Nord a besoin ». La Commission a cependant relevé un climat de discussion « constructif ».
De son côté, David Frost a également émis une déclaration dans laquelle il estime que les réunions récentes ont permis de commencer à « clarifier » les choses et de créer « un élan positif », mais que des « points difficiles » demeurent. (Solenn Paulic)