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Bulletin Quotidien Europe N° 12697
ACTION EXTÉRIEURE / Syrie

L’opposition syrienne demande à l’UE d'insister sur la mise en œuvre de la résolution 2254

Anas el-Abdeh, président de la commission syrienne pour les négociations de l'opposition, et Hadi el Bahra, coprésident de la commission constitutionnelle, ont plaidé, mardi 13 avril, pour un plus grand engagement de la communauté internationale, y compris l’UE, pour que la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies soit enfin mise en œuvre. L'Union a de nouveau appelé, à l'occasion des dix ans du début du conflit, à la mise en œuvre intégrale de cette résolution (EUROPE 12678/2).

« C’est l’année où ça passe ou ça casse », a expliqué M. el Abdeh, appelant la communauté internationale et l'UE à contribuer à la formulation d'un nouveau mécanisme pour mettre en œuvre cette résolution de 2015. « Plus de cinq ans après son adoption unanime au Conseil de sécurité des Nations Unies, aucun point de la résolution n’a été mis en œuvre », a-t-il dénoncé en commission des affaires étrangères du Parlement européen, rejetant la faute sur le régime syrien.

« Il faut aussi l'implication de l’UE. Sans cela, on ne pourra pas faire de différences. Tout le monde doit être impliqué et on doit parvenir à un consensus avec les Russes pour avoir la mise en œuvre de cette résolution », a ajouté M. el Bahra. Il a rappelé que cette résolution appelait à un processus politique avec un gouvernement de transition, une nouvelle constitution et des élections libres et équitables. Mais selon lui, la Russie a progressivement dilué la conversation pour ne parler que de la réforme constitutionnelle.

Le comité constitutionnel, plus d’un an et demi après le début de ses travaux, n’a toujours pas rédigé de nouvelle constitution. « Nous avons fait notre possible pour qu’on registre des progrès, mais le régime a tout fait pour que cela échoue », expliqué M. el Abdeh. Il a ajouté que l’élection présidentielle envisagée par le régime ne sera pas légitime et qu’elle « détruira tout espoir d’une solution en Syrie et de mise en œuvre de la résolution ». 

Pour M. el Bahra, « l’objectif du régime est clair : faire prendre du retard au comité constitutionnel pour qu’Assad puisse gagner l’élection illégitime en 2021, en violation claire de la résolution 2254 ». « Il est urgent que l’UE, les États-Unis et les Alliés prennent des mesures pour que le comité constitutionnel ait une vraie chance de succès, ce qui ne peut pas se faire sans un accord sur la méthodologie et un échéancier. Mais cela ne pourra se faire que s’il y a des sanctions pour chaque acte d’obstruction du régime à Genève, des sanctions ciblées et intelligentes », a-t-il donc estimé. (Camille-Cerise Gessant)

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