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Bulletin Quotidien Europe N° 12685
CONSEIL EUROPÉEN / Affaires ÉtrangÈres

Russie, Turquie, États-Unis et Chine au menu du Conseil européen

Les dirigeants européens reviendront, jeudi 25 mars dans la soirée, sur plusieurs sujets d’affaires étrangères.

Si la Turquie et la Russie devaient initialement faire l’objet de débats extensifs, le passage d’une réunion physique à une visioconférence rend ces discussions plus compliquées pour des questions de sécurité.

Russie. En ce qui concerne la Russie, les dirigeants se limiteront à un point d’information. « Je vous ferai part des résultats de mes derniers contacts avec le président (russe, Vladimir) Poutine, avant un débat plus stratégique sur la question lors de notre prochain Conseil européen physique », a expliqué le président du Conseil européen, Charles Michel, dans sa lettre d’invitation aux dirigeants européens.

MM. Michel et Poutine se sont entretenus le 22 mars. Lors de cette discussion, M. Michel a déclaré que les liens entre l'UE et la Russie avaient « atteint un point bas » et qu’il existait « à l'heure actuelle des désaccords dans de nombreux domaines », alors que M. Poutine a estimé que l’état de ces liens n’était « pas satisfaisant du fait de la position non constructive et parfois conflictuelle des partenaires » européens. 

Turquie. Les dirigeants discuteront des relations avec la Turquie en se fondant sur le rapport du Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, et de la Commission (EUROPE 12683/2).

« Nous envisagerons, en vue de notre réunion de juin, d'intensifier notre engagement avec la Turquie de manière progressive, conditionnelle et réversible », a précisé M. Michel dans sa lettre d'invitation. 

Selon une source européenne, les dirigeants pourraient s’accorder sur l’intensification des relations avec le pays, avec une forte conditionnalité, notamment sur Chypre et la situation des droits de l’homme.

« Nous avons vu des développements positifs en Méditerranée orientale, mais il y a des signes inquiétants concernant les droits de l’homme et l’État de droit », a expliqué cette source, alors que la Turquie a quitté la convention d’Istanbul et qu’une action en justice a été intentée pour interdire le parti pro-kurde HDP. « Nous avons vu des changements, nous voulons en voir plus », a ajouté une autre source européenne.

Selon un projet de déclaration vu par EUROPE, sous réserve de la poursuite de l’apaisement et des conditions établies par le Conseil européen « afin de renforcer davantage la récente dynamique positive », les dirigeants européens se disent prêts à s’engager avec la Turquie pour renforcer la coopération dans des domaines d’intérêt mutuel et à prendre des décisions supplémentaires lors du Conseil européen de juin.

Le Conseil européen pourrait inviter le Conseil de l'UE à travailler sur un mandat pour la modernisation de l’Union douanière et décider de lancer un dialogue de haut niveau avec la Turquie sur des sujets d’intérêt mutuel tels que « la santé, le climat, la lutte contre le terrorisme » ou des questions régionales, notamment la Libye. 

Il pourrait aussi demander à la Commission européenne d’explorer des moyens de renforcer la coopération avec la Turquie concernant les contacts interpersonnels et la mobilité.

Saluant les efforts du pays envers les réfugiés syriens, le Conseil européen pourrait appeler la Commission à faire une proposition concernant un cadre financier pour continuer de soutenir le pays et à renforcer la coopération sur la migration.

Cependant, plusieurs délégations auraient des réserves concernant le lancement de cet agenda positif avec Ankara.

Si le projet vu par EUROPE ne mentionne pas la situation des droits de l’homme et de l’État de droit en Turquie, selon plusieurs sources européennes, il est presque certain que la déclaration finale en fera mention.

États-Unis. Les dirigeants européens discuteront brièvement avec le Président américain, Joe Biden, de leur coopération future.

Selon un communiqué de la Maison-Blanche, M. Biden « s'entretiendra de son désir de revitaliser les relations entre les États-Unis et l'UE, de travailler ensemble pour lutter contre la pandémie et faire face au changement climatique et d'approfondir la relation la plus importante au monde en matière de commerce et d'investissement ». Il discutera également des intérêts communs en matière de politique étrangère, notamment concernant la Chine et la Russie. 

Chine. Enfin, si M. Michel n’en fait pas mention dans sa lettre d’invitation, le Haut Représentant de l’UE, Josep Borrell, avait annoncé, lundi 22 mars, qu'il était prévu qu'il présente, avec la Commission européenne, un bilan de la stratégie pour la Chine - 'UE-Chine : une perspective stratégique' - qui date de mars 2019. (Camille-Cerise Gessant, avec la rédaction)

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