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Bulletin Quotidien Europe N° 12680
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / CohÉsion

Les initiatives CRII et CRII+ constituent une aide cruciale pour les régions européennes durant la pandémie

Que ce soit le président de la région française Provence, Alpes et Côte d’Azur (PACE), Renaud Muselier, le président de la région belge de la Wallonie, Elio Di Rupo, ou le président de la voïvodie polonaise de La Grande Pologne, Marek Wozniak, tous ont salué le rôle important, voire décisif, des initiatives CRII et CRII + d’investissement en réaction au coronavirus, lors d’une audition au Parlement européen devant la commission du développement régional (REGI), mardi 16 mars. Toutefois les deux premiers ont souligné que les procédures étaient encore perfectibles et qu'elles pouvaient être simplifiées.

M. Muselier a ainsi indiqué que les initiatives (EUROPE 12538/5) avaient permis à sa région de dégager 43 millions. Ces fonds ont permis de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et les très petites entreprises (TPE), la numérisation de l’éducation et de l’enseignement et d’investir dans les équipements médicaux. Sa région a particulièrement apprécié les flexibilités introduites ainsi que le cofinancement à 100% et les aménagements prévus pour les passations de marchés publics.

Cependant, le Français a reconnu que l’ambition politique de la Commission a été gâtée par une administration européenne qui n’a pas su « changer de logiciel » et a souvent provoqué un « imbroglio technocratique ». Pour l’achat des masques de protection, il devait, par exemple, passer par deux fonds différents, selon le public visé : le Fonds européen de développement régional (Feder) pour les masques destinés aux soignants et le Fond social européen (FSE) pour les masques pour le grand public.

Même travers dans le cadre de React-EU, selon lui. La Commission serait tiraillée entre un corps politique volontaire et un corps administratif qui privilégie en permanence les « interprétations restrictives » des textes. Il a par ailleurs regretté les mesures d’audit et de contrôle, qui lui semblent inappropriées au vu des circonstances.

M. Di Rupo s'est exprimé de la même manière. Ces initiatives ont permis de dégager 30 millions d’euros au cœur de la crise pour soutenir les TPE régionales. React-EU apportera aussi 88 millions d’euros à la trésorerie régionale sous forme de subventions, mais il s’est dit « effrayé » par la complexité de certaines procédures, les « contrôles et surcontrôles ». Pour lui, il faut absolument simplifier et il a notamment critiqué le fléchage par priorité en pourcentage des fonds européens.

Il s’est en outre inquiété de l’avenir, une fois que la pandémie sera passée. « Le budget de cette année relève plus de l’astrologie que du sérieux budgétaire », a-t-il concédé. Et de craindre, le retour de l’austérité.

M. Wozniak a expliqué que les initiatives ont permis de débloquer 25 millions d’euros pour aider notamment le secteur de la santé. Il a salué les réels efforts de simplification. Pour React-EU, le Polonais a fait état d’une aide de 28 millions pour sa région.

Quant au plan sur la Facilité pour la reprise et la résilience, il a déploré le manque de coopération avec le gouvernement central, responsable de la ventilation des fonds. Il a également fait part d’une certaine crainte quant à l’ère post-Covid. (Pascal Hansens)

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