Dans une recommandation adoptée mercredi 17 mars, la Commission européenne encourage vivement les États membres à mettre en place dès que possible, et au plus tard le 1er octobre 2021, un système national de surveillance des eaux usées pour traquer le virus SRAS-CoV-2 et ses variants, et à communiquer rapidement les données collectées aux autorités sanitaires compétentes, puis à une plateforme d'échange européenne que la Commisison compte créer.
Cette recommandation vise une approche commune de la surveillance des eaux usées dans l'UE, afin de lutter contre la Covid-19.
La Commission énonce les exigences à respecter pour que les méthodes d'échantillonnage et d'analyse soient comparables et fiables, et que les données compilées puissent guider les décisions.
Ainsi, le système de surveillance devrait couvrir une partie importante de la population de l'État membre, inclure au moins les eaux usées des villes de plus de 150 000 habitants, de préférence avec une fréquence d'échantillonnage minimale de deux échantillons par semaine. La fréquence minimale d'échantillonnage et la couverture géographique devraient être adaptées à la situation épidémiologique.
La Commission fournira une aide financière afin de favoriser les activités de surveillance des eaux usées et l'analyse systématique des variants.
« Le recours à la surveillance des eaux usées peut constituer une source d'information rentable, rapide et fiable qui nous aiderait à lutter contre le virus », a commenté le commissaire à l'Environnement, Virginijus Sinkevičius, dans un communiqué.
Lire la recommandation (en anglais) : https://bit.ly/3lmXZxg (Aminata Niang)