Il n’y a « pas d’alternatives » au protocole sur l’Irlande du Nord et il ne sera ni « revu » ni « amendé ». C’est le message adressé lundi 22 février par plusieurs eurodéputés à l’occasion d’un évènement sur les conséquences du ‘Brexit’ pour l’Irlande et les Pays-Bas.
Le Parlement européen, qui aura par ailleurs bientôt à donner son consentement à l’accord de commerce et de coopération, veut bien « accompagner la Commission » pour améliorer la mise en œuvre du protocole et trouver des solutions pragmatiques, mais en faisant respecter « ses principes », qui sont, entre autres, d’éviter une frontière physique sur l’île et de défendre l’intégrité du marché unique, a dit David McAllister (PPE, allemand), qui préside la commission des affaires étrangères.
L’eurodéputé, avec d’autres élus comme l’Irlandais Barry Andrews (Renew EUROPE), membre de la commission du commerce international, ou Kati Piri (S&D, néerlandaise), réagissait notamment à l’annonce faite au cours du week-end par le parti unioniste d’Irlande du Nord, le DUP, d’une action en justice contre le protocole.
« Parallèlement à l'action politique que nous avons entreprise, nous avons envisagé un certain nombre de voies légales et nous nous joindrons à d'autres unionistes de tout le Royaume-Uni dans des procédures judiciaires pour contester le protocole », a déclaré la dirigeante du DUP, Arlene Foster, dans un communiqué le 21 février, a rapporté Reuters.
Interrogée sur ce sujet lundi 22, la Commission européenne a réitéré qu’elle restait « pleinement engagée » à la bonne mise en œuvre de l’accord du Vendredi saint et du protocole nord-irlandais. « Nous voulons minimiser le plus possible l’impact du Brexit sur la vie quotidienne des gens » et il faut « trouver des solutions réalistes aux différents problèmes » qui se posent. Une nouvelle réunion UE/Royaume-Uni aura lieu ce 24 février sur ce sujet. (Solenn Paulic)