Avec l'officialisation, lundi 22 février, de la décision de sanctionner 19 nouveaux hauts responsables du régime Maduro, l'Union européenne opère désormais un gel des fonds détenus et une interdiction de territoire à l'encontre de 55 dignitaires vénézuéliens (EUROPE 12661/2).
Ces 19 personnes ont été ajoutées à la liste des personnes faisant l'objet de sanctions de l'UE parce qu'elles sont « responsables d'un affaiblissement des droits civiques de l'opposition et du fonctionnement démocratique de l'Assemblée nationale et de violations sérieuses des droits humains » au Venezuela, a indiqué le Conseil de l'UE dans un communiqué.
Sont notamment visés plusieurs responsables du Conseil national électoral, parmi lesquels sa présidente, Indira Alfonzo.
Fin janvier, l'UE s'était dite prête à adopter de nouvelles sanctions à l'encontre du régime Maduro en raison d'une détérioration de la situation politique dans le pays avec la prise de contrôle par le pouvoir en place de l'Assemblée nationale, qui demeurait le dernier bastion de l'opposition politique dans le pays, à l'issue d'élections législatives en décembre dont l'UE avait contesté la légitimité (EUROPE 12643/7).
Ne pouvant faire abstraction du pouvoir exercé par Nicolás Maduro, l'UE continuera à travailler avec « toutes les parties prenantes » en vue de promouvoir une sortie politique à la crise.
Voir la liste des 19 personnes sanctionnées par l'UE : http://bit.ly/3dCujue (Mathieu Bion)