La Confédération européenne des syndicats (CES) veut faire évoluer le statut des travailleurs des plateformes numériques, vers un rapport contractuel employeur/employé, selon des communiqués publiés vendredi 19 et lundi 22 février.
À la suite d’un jugement de la Cour suprême britannique rendu la semaine dernière, qui a reconnu le statut d’employé aux chauffeurs d’Uber, et en amont du lancement d’une consultation par la Commission européenne sur le sujet ce mercredi, la Confédération réclame une présomption de relation de travail dans ces entreprises et le renversement de la charge de la preuve pour protéger les travailleurs.
Certaines plateformes comme 'Just Eat' ont décidé d'engager des travailleurs sous statut d'employé, ce qui montre, selon le syndicat, qu'il est possible de combiner le statut d'employé avec l'autonomie des plateformes.
Elle exige que les travailleurs atypiques et les travailleurs des plateformes puissent accéder à leur droit aux salaires applicables, à la protection sociale (congés payés, congés de maladie, allocations de chômage) et aux négociations collectives par l'intermédiaire des syndicats.
Et d’une manière générale, la CES réclame que ces entreprises se mettent en conformité avec les droits sociaux et du travail et cessent la compression des coûts du travail et l'externalisation des risques pour les travailleurs.
Pour l'heure, la Commission européenne n'est pas enthousiaste à l'idée d'ouvrir le débat sur le statut des travailleurs (EUROPE 12613/33).
Pour voir la déclaration des syndicats : https://bit.ly/2NmrtyQ (Pascal Hansens)