Le Groupe d'États contre la corruption du Conseil de l'Europe (GRECO) a publié, mercredi 3 février, un rapport de suivi consacré aux progrès de la Slovaquie dans l'application de 16 recommandations contenues dans une précédente évaluation consacrée à la prévention de la corruption des parlementaires, des juges et des procureurs. Une question d'autant plus cruciale qu'elle a été au cœur des élections législatives slovaques de février 2020, marquées par les révélations sur l'assassinat du journaliste Ján Kuciak en 2018.
La moitié de ces recommandations n'ont pas été pleinement mises en œuvre plus de cinq ans après leur adoption, constate le GRECO, qui qualifie la réponse de « globalement décevante ».
S'agissant des parlementaires, il note que ceux-ci sont désormais contraints de déclarer cadeaux, avantages, etc., mais ne relève pas de progrès en matière de déclaration de patrimoine. La finalisation d'un Code de déontologie s'impose, ainsi que plus de transparence dans le processus législatif, notamment en matière de lobbying.
Même déception en ce qui concerne les juges. Les règles d'interprétation de leur Code de déontologie restent floues et le seuil au-delà duquel les cadeaux doivent être déclarés trop élevé.
Concernant les procureurs, le GRECO salue les amendements législatifs qui les obligent à déclarer leurs biens à partir d'une certaine valeur. Lien vers le rapport : https://bit.ly/3cGqSC7 (Véronique Leblanc)