Les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE (Coreper) ont approuvé, mercredi 3 février, l'intention de la Commission européenne de lancer une 'Alliance mondiale pour une économie circulaire et une utilisation efficace des ressources', en marge de l'assemblée des Nations unies pour l'environnement (UNEA-5), qui se tiendra les 22 et 23 février à Nairobi.
Il ont également lancé la procédure écrite qui conduira à l'approbation formelle, par le Conseil de l'UE, de cette initiative inscrite dans le deuxième plan d'action de l'UE pour l'économie circulaire. Cette procédure écrite court jusqu'au 8 février. Si aucune délégation ne la rompt, le lancement de l'Alliance sera considéré comme approuvé par le Conseil.
Le feu vert des ambassadeurs se fonde sur une note de concept que la Commission avait présentée à la mi-janvier au groupe de travail 'Environnement international' du Conseil. Le feu vert à l'ouverture des négociations avec des pays tiers avait été donné à la Commission européenne, sans débat, le 21 septembre 2020, lors d'une réunion du Conseil 'Agriculture' de l'UE.
Une telle Alliance, qui intéresse déjà plusieurs pays tiers, est un instrument non contraignant contenant des engagements politiques.
Ses objectifs, tels qu'énoncés par la Commission et approuvés par le Coreper, seront les suivants :
- plaider pour la transition vers une économie circulaire mondiale et pour parvenir à une consommation et à une production durables, ce qui contribuera à atteindre les objectifs de l'Accord de Paris, à stopper et inverser la perte de biodiversité et à réduire la pollution ;
- réaliser une cartographie des politiques nationales, des cadres fiscaux et réglementaires sur la gestion durable des ressources naturelles et la transition vers une économie circulaire ;
- identifier les obstacles et les lacunes en matière de connaissances et de gouvernance qui entravent les transitions circulaires et justes et constituent des goulots d'étranglement dans le découplage entre la croissance économique et l'utilisation des ressources, la perte de biodiversité et les émissions de gaz à effet de serre au niveau international et mondial ;
- identifier les besoins en matière de recherche et les améliorations possibles de la gouvernance mondiale qui pourraient aider les gouvernements et les parties prenantes à s'attaquer à ces obstacles et goulets d'étranglement, notamment pour certaines ressources spécifiques ;
- faire avancer et soutenir des partenariats sectoriels, bilatéraux et/ou régionaux pour la transition vers l'économie circulaire afin de diffuser les meilleures pratiques ;
- œuvrer à la création d'un forum mondial sur l'efficacité des ressources pour la gestion durable des ressources naturelles par le biais d'approches circulaires et efficaces en matière de ressources, une instance qui pourrait lancer des discussions sur un accord international.
Un soutien pratique du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) pour les opérations de l'Alliance serait recherché. Une coopération avec d'autres organisations internationales et agences des Nations unies pourrait être envisagée. (Aminata Niang)