Le gouvernement italien a transmis au Parlement national, mardi 12 janvier dans la soirée, son projet de plan de relance doté de 210 milliards d'euros, dont 70% serviront à réaliser des investissements publics.
Complétée par une rallonge de 13 milliards d'euros au titre de la politique de cohésion (ReactEU), cette enveloppe sera répartie de la manière suivante en fonction des six priorités thématiques retenues : - 68,9 milliards d'euros pour la transition écologique ; - 46,2 milliards d'euros pour la transition numérique ; - 32 milliards pour les infrastructures durables ; - 28,5 milliards pour l'éducation et la recherche ; - 27,6 milliards pour la cohésion sociale ; - et 19,7 milliards pour la santé.
« Parmi les objectifs du plan italien figurent le doublement du taux de croissance de l'économie, l'augmentation des investissements publics pour les porter à au moins 3% du PIB, l'augmentation du taux d'emploi de 10% pour rattraper la moyenne européenne actuelle », s'est félicitée Tiziana Beghin, porte-parole du Movimento 5 Stelle au Parlement européen, dans un communiqué.
Cette adoption intervient alors qu'une nouvelle crise politique opposant le Président du Conseil, Giuseppe Conte, et le leader du parti Italia Viva, Matteo Renzi, met à l'épreuve la coalition gouvernementale italienne. Mécontent du contenu du plan de relance national, dont il considère qu'il fait la part trop belle aux cadeaux fiscaux au détriment des investissements d'avenir, M. Renzi a retiré, mercredi 13 janvier, le soutien de son parti au gouvernement. Italia Viva préconise également une demande d'aide de l'Italie auprès du Mécanisme européen de stabilité, le fonds de sauvetage permanent de la zone euro.
« L'Italie est l'un des principaux bénéficiaires de la Facilité. Il se peut qu'elle ait un intérêt à aller vite de l'avant », a indiqué une source européenne, mercredi.
Le Conseil 'Ecofin' fera le point, mardi 19 janvier, sur la mise en œuvre de la Facilité pour la relance et la résilience, l'instrument au cœur du Plan de relance européen Next Generation EU (EUROPE 12626/1). Les États membres ont jusqu'à fin avril pour transmettre leur plan national à la Commission européenne pour évaluation, avant adoption par le Conseil de l'UE.
Voir le plan de relance italien : https://bit.ly/2LQnRDK (Mathieu Bion)