Le Représentant spécial de l'UE pour le Dialogue entre la Serbie et le Kosovo, Miroslav Lajčák, a estimé qu’il était temps de conclure ce processus et d’arriver à un accord entre les deux parties. Ce dialogue entre dans sa dixième année en 2021.
« Au cours de ces dix années, le Dialogue a donné un certain nombre de résultats très concrets, mais le temps est venu de mettre un terme à ce processus, vers une conclusion appelée ‘accord global sur la normalisation des relations’ », a-t-il souligné lors d’une discussion organisée par l’ambassade allemande aux États-Unis, mardi 12 janvier (EUROPE 12579/37).
Selon lui, l’objectif n’est pas un document de 1 000 pages, mais un document clair sur la mise en œuvre de l’accord, avec un calendrier, qui aille « plus loin que des déclarations politiques ».
Le Représentant spécial de l’UE a rappelé que cette dernière essayait à la fois de s’assurer que ce qui avait été précédemment défini était pleinement mis en œuvre et d’aborder de nouveaux sujets, tels que le règlement des créances financières/biens mutuels.
Par ailleurs, tout en rappelant que l’UE ne forçait pas les parties à normaliser leurs relations et qu’elles devaient être prêtes à le faire, M. Lajčák a rappelé que ces parties « savent qu’elles ne se rapprocheront pas de l’UE sans la normalisation de leurs relations ».
Si les deux équipes sont prêtes et engagées, on peut avoir un accord et cela se compte en termes de mois, certainement pas d’années, a ajouté le Représentant de l’UE, tout en précisant qu’il ne fallait pas fixer de date limite, car cela serait artificiel.
Les négociations sont actuellement en pause, en attente d’un nouveau gouvernement au Kosovo. (Camille-Cerise Gessant)