Les ambassadeurs des États membres auprès de l’Union européenne (Coreper) devraient valider, vendredi 4 décembre, un projet de conclusions sur la promotion de la coopération européenne dans le domaine des énergies en mer (‘offshore’) et autres énergies renouvelables.
Obtenue par EUROPE, la dernière version du projet de conclusions mise sur la table par la Présidence allemande du Conseil de l’UE souligne que le déploiement de toutes les technologies d’énergie renouvelable joue un rôle indispensable dans la réalisation des objectifs énergétiques et climatiques de l’UE.
Le texte mentionne ainsi : l’énergie éolienne et solaire offshore fixe et flottante ; l’énergie des vagues, des courants et des marées ; l’énergie des gradients de salinité ; le réchauffement et le refroidissement de l’eau de mer ; l’énergie géothermique ; la biomasse marine (algues) ; la conversion potentielle des plateformes pétrolières et gazières existantes en plateformes d’énergie renouvelable.
Toutefois, le coût du déploiement des énergies renouvelables, en particulier sur les marchés moins matures et pour les technologies moins matures, « doit être encore réduit », reconnait le document.
Le projet de conclusions épingle en outre la nécessité de développer des réseaux en mer et à terre pour connecter les installations offshore, ce qui requiert « un niveau particulièrement élevé d’acceptation publique et de soutien politique de la part des États membres ».
Tout en saluant la stratégie de la Commission européenne sur les énergies renouvelables en mer présentée le 19 novembre (EUROPE 12605/12), la Présidence allemande souhaite appeler la Commission à élaborer « une proposition de ’cadre facilitateur’ au niveau de l’Union pour les projets transfrontaliers et autres projets nationaux pertinents en matière d’énergies renouvelables ».
Selon Berlin, ce cadre devrait notamment fournir un schéma directeur pour la conclusion d’accords intergouvernementaux bilatéraux et multilatéraux entre les États membres concernant des projets transfrontaliers d’énergie renouvelable, ainsi que des orientations sur la manière d’améliorer et de renforcer la coordination entre les pays en matière d’aménagement de l’espace maritime et de planification du réseau en mer.
Le document souligne en outre l’importance de réviser le cadre pour les aides d’État en faveur des énergies renouvelables, de telle sorte que ce dernier soutienne le déploiement de ces sources d’énergie, assure aux investisseurs la certitude du soutien public nécessaire et l’acceptation par le public, et permette la promotion de la recherche et de l’innovation dans le domaine des renouvelables.
Enfin, alors que la stratégie adoptée par la Commission prévoit de créer un groupe de travail spécialisé sur les énergies renouvelables offshore dans le cadre du ‘Forum industriel sur l’énergie propre’ existant, la Présidence propose la création d’un ‘Forum européen sur les énergies renouvelables en mer’.
Ce dernier réunirait les États membres, les autorités de régulation et les parties prenantes concernées « dans le but de favoriser la coopération régionale et l’échange de bonnes pratiques dans le domaine des énergies renouvelables en mer ».
Si ces conclusions sont validées par les ambassadeurs la semaine prochaine, une procédure écrite débutera en vue de leur adoption formelle aux alentours du 9 décembre.
Voir le projet de conclusions : https://bit.ly/36d8XQ4 (Damien Genicot)