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Bulletin Quotidien Europe N° 12611
ACTION EXTÉRIEURE / MÉditerranÉe

Les ministres de l’UpM s’accordent sur cinq domaines d’action prioritaires

Les ministres des pays membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) ont souligné, vendredi 27 novembre, la nécessité d'ordonner par ordre de priorité les domaines d’action et décidé cinq axes de travail.

« S'appuyant sur l'expérience des 25 dernières années, les ministres ont reconnu la nécessité de classer par ordre de priorité les domaines d'action dans lesquels l'UpM peut jouer un rôle crucial et offrir un avantage comparatif », explique la déclaration des coprésidents, publiée à l’issue du 5e Forum régional.

Il a été décidé de se concentrer sur l’action climatique et environnementale, alors que la région se réchauffe 20% plus rapidement que le reste du monde, sur l’inclusion sociale et l’égalité, la transformation numérique et la protection civile.

Le développement humain et économique durable et inclusif est le dernier axe de travail prioritaire, en se concentrant sur l’emploi, notamment des jeunes, et la question de l’investissement et en développant l’économie bleue.

« La fragmentation de la région s'est accrue au cours de l'année écoulée et le fossé s'est creusé entre les pays de la rive nord et ceux de la rive sud », souligne la déclaration. Devant les médias, le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a expliqué que l’UE travaillait à la mise à jour de son partenariat économique entre l’UE et les pays du bassin méditerranéen. Mais les pays du sud doivent aussi commercer entre eux : les échanges entre les pays du Maghreb ne représentaient que 5% des échanges de ces pays. « Cette région est l’une des moins intégrées économiquement », a regretté le Haut Représentant. De plus, les salaires sont seize fois plus importants au nord de la Méditerranée qu’au sud.

« On partage notre avenir, il dépendra de la manière dont on pourra travailler ensemble. Nous sommes tous d’accord pour renforcer la coopération pour lutter contre les défis (de la région) et pour la prospérité de la région », a expliqué M. Borrell, ajoutant qu’il y avait beaucoup à faire. Car le Haut Représentant n’a pas nié les nombreuses difficultés de la région. « Les problèmes d’il y a 25 ans continuent aujourd’hui ; c’est même pire qu’il y a 25 ans », a-t-il reconnu, rappelant que la région était fragmentée, qu’il y avait des conflits et des inégalités entre les pays et à l’intérieur de ces pays.

Selon la déclaration, les ministres sont aussi convenus de la nécessité d'intensifier les efforts pour contenir la pandémie de Covid-19 « en renforçant la coopération en matière de recherche et d'innovation et en échangeant des informations et des connaissances scientifiques » et d'atténuer l'impact sur la croissance économique, l'emploi et la cohésion sociale.

Ils ont aussi réaffirmé l'importance de mobiliser des ressources financières suffisantes pour permettre la mise en œuvre de projets labellisés UpM et ont réitéré leur engagement à soutenir le secrétariat de l'UpM. Des paroles qui doivent maintenant laisser place aux actes. Pour 2020, « seulement 23 États ont contribué à l’UpM, que ce soit d’un point de vue financier ou en ressources humaines. 19 ne l’ont pas fait. Nous devons respecter nos engagements », a plaidé M. Borrell. Selon lui, deux tiers seulement des 60 projets de l'UpM ont été lancés faute de moyens financiers.

Par ailleurs, afin de « favoriser une identité méditerranéenne commune et d'accroître la visibilité et l'appropriation de la coopération régionale », les ministres ont décidé de déclarer le 28 novembre 'Journée de la Méditerranée', date qui coïncide avec celle de la Déclaration de Barcelone de 1995.

Voir la déclaration des coprésidents : https://bit.ly/2JdMQ2J (Camille-Cerise Gessant)

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