Le négociateur de l’UE pour les relations post-Brexit, Michel Barnier, devait se rendre à Londres vendredi 27 novembre au soir pour poursuivre les négociations avec le gouvernement britannique. Des négociations qui restent difficiles, comme l’a dit le négociateur aux ambassadeurs nationaux auprès de l’UE le jour même dans la matinée, a rapporté une source.
Le négociateur de l’UE a d’ailleurs admis qu’à ce stade, il était dans l’impossibilité de dire si un accord avec Londres pourra être trouvé. Les trois grands points de divergence demeurent, a rappelé le négociateur, à savoir les règles de concurrence équitable, la gouvernance et la pêche.
Alors que la Commission, par la voix de sa présidente, Ursula von der Leyen, avait évoqué plus tôt cette semaine quelques progrès, notamment sur les aides d’État, « il n’en a pas été question vendredi ; Michel Barnier n’a rien dit en ce sens », a ajouté notre source.
Les États membres ont pris acte de ce constat et ont débattu notamment des plans de préparation à une absence d’accord. Certains pays se seraient énervés contre le silence de la Commission sur ce sujet, même si celle-ci assure que la préparation à un ‘no deal’ au 1er janvier prochain est adéquate et d’un niveau satisfaisant.
Par ailleurs, les États membres ont eu une assez large discussion sur les modalités d’application provisoire et sur la nature d’un éventuel accord qui pourrait être de nature exclusivement communautaire et ne pas nécessiter le passage devant les parlements nationaux.
Avant de partir à Londres, le négociateur en chef devait s’entretenir avec les pays membres côtiers concernés par la pêche. Selon la télévision irlandaise RTE, Michel Barnier pourrait leur proposer un compromis à présenter à Londres : l'UE reverserait au Royaume-Uni 15 à 18% de la valeur des captures effectuées par les pêcheurs européens dans les eaux britanniques, soit environ 117 millions d'euros, indique la RTE, citée par Reuters. (Solenn Paulic)