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Bulletin Quotidien Europe N° 12611
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INSTITUTIONNEL / Religions

Les responsables religieux appellent l'UE à ne pas perdre son âme sur la question migratoire

Le vice-président de la Commission européenne chargé de la Promotion du mode de vie européen, Margarítis Schinás, a parrainé le 27 novembre le premier dialogue annuel avec les émissaires religieux sous la Commission d'Ursula von der Leyen.

Une réunion centrée sur la question du mode de vie européen, justement, mais aussi sur les évènements récents qui le questionnent, entre attaques terroristes, politiques migratoires, sans oublier la pandémie de Covid-19, qui ont aussi un grand « impact sur les croyants », comme l’a décrit le Métropolite Athenagoras, le Représentant du Patriarcat œcuménique en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg.

Les principales religions pratiquées dans l’UE étaient représentées vendredi et leurs responsables ont unanimement plaidé pour œuvrer ensemble à la cohésion des sociétés, au vivre ensemble et à l’apprentissage des diversités religieuses. Ils ont condamné les messages de haine, les fanatismes et dénoncé les « actes antisémites ou anti-musulmans qui se vivent au quotidien » et « divisent les sociétés », comme l'a souligné Abdassamad El Yazidi, représentant du Conseil central des musulmans allemand.

Évoquant les récentes attaques, le Métropolite Athenagoras a notamment souligné le rôle de l’éducation et des échanges de type Erasmus pour apprendre la diversité des croyances.

Le nouveau cadre pour la politique migratoire a également occupé ce dialogue interreligieux. Beaucoup de représentants ont ici estimé que « l’Europe perd son âme » avec les naufrages de migrants en mer, à l’image de Heinrich Bedford-Strohm, évêque de Bavière et président du Conseil de l'Église évangélique d'Allemagne (EKD).

Selon lui, s’interroger sur une meilleure politique migratoire, qui est l'objectif du 'Pacte asile et Migration', ne peut être une alternative au fait de « sauver des vies en mer ».

« L’UE doit travailler pour le bien commun, mais pas seulement en Europe », a souligné pour sa part le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, pour qui la politique européenne « doit protéger la dignité de toutes les personnes dans le monde » ; sur ce point, l’UE doit travailler particulièrement avec l’Afrique et « sauver les gens qui se noient », au risque de « perdre son âme » si elle ne le fait pas, a-t-il également plaidé.

Formation des imams

Interrogé en conférence de presse sur le sujet controversé de la formation des imams dans l’UE, une proposition polémique faite par le président du Conseil européen, Charles Michel, après les attentats de Conflans, Nice et Vienne, le vice-président de la Commission a indiqué pour sa part que la sécurité et l’inclusion dans les sociétés avaient été longuement discutées. Il y a un « devoir commun de lutter contre l’ignorance et la haine, de travailler à une coexistence pacifique ».

La proposition que prévoit la Commission le 9 décembre sur le terrorisme permettra de donner des clefs « pour sortir des difficultés que nous connaissons », a encore dit le vice-président.

Étaient aussi conviés à ce dialogue Albert Guigui, Grand Rabbin de Bruxelles et représentant permanent auprès de la Conférence des Rabbins européens, le révérend Christian Krieger, président de l'Église protestante réformée d'Alsace et de Lorraine, président de la Conférence des Églises européennes, et le Révérend Satu Saarinen, de l’Église luthérienne de Finlande. (Solenn Paulic)

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