Dans leurs efforts d'atténuation des conséquences économiques de la pandémie de Covid-19, les pays du G20 consacrent une part importante des aides aux industries des combustibles fossiles sans conditionnalité climatique, risquant ainsi de compromettre les possibilités d'étendre l'utilisation de l’énergie « propre » dans la décennie à venir, estime un rapport publié mercredi 18 novembre par Climate Transparency, un partenariat international d’organisations de recherche sur le climat et d’ONG.
Selon ce rapport, les pays du G20 (à l’exception de l’Arabie saoudite, de la Turquie et du Royaume-Uni) ont notamment accordé 130 milliards de dollars de subventions aux énergies fossiles en 2019, contre 117 milliards en 2018.
Alors que les émissions de CO2 des pays du G20 liées à l’énergie ont diminué de 0,1% en 2019 (première réduction obtenue grâce à des politiques climatiques et non pas en raison d’un choc externe), Climate Transparency craint un rebond des émissions, si ces pays ne réorientent pas leurs subsides.
Les émissions des transports (+1,5%) et de l’industrie (+1,2%) ont en outre continué à croître.
En ce qui concerne l’Union européenne, le rapport note que l’UE ainsi que la France et l’Allemagne font partie des membres du G20 qui constituent dans l’ensemble « un bon exemple pour le développement d’économies plus résilientes ».
Néanmoins, l’Union n’est pas encore sur la bonne voie pour limiter le réchauffement de la planète à +1,5°C, indique le document, épinglant en particulier un risque de dépendance excessive à l’égard du carbone (‘carbon lock-in’) en raison de l’utilisation du gaz naturel.
Voir le rapport : https://bit.ly/3pIm57w (Damien Genicot)