Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a appelé, lundi 5 octobre, à la cessation immédiate des combats entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan concernant le Haut-Karabakh.
« Nous sommes profondément préoccupés par l'escalade des hostilités. Toutes les parties doivent immédiatement cesser les combats et trouver un moyen de progresser vers une solution pacifique », a-t-il souligné, ajoutant qu'il n'y avait pas de solution militaire au conflit.
Aux côtés du ministre des Affaires étrangères turc, Mevlüt Çavuşoğlu, à Ankara, M. Stoltenberg a précisé attendre de la Turquie qu’elle « use de son influence considérable pour apaiser les tensions ».
Mais, devant la presse, M. Çavuşoğlu n’a pas vraiment appelé à l’apaisement. Il s’est étonné que la communauté internationale, y compris l’OTAN, ne demande pas à l’Arménie de se retirer « immédiatement ». « L’Azerbaïdjan est sur son propre territoire, essayant de reprendre ses propres terres à des terroristes, des occupants », a-t-il ajouté, estimant que Bakou devait être soutenu « légalement et moralement ». Et si l’Azerbaïdjan n’a, jusqu'à présent, pas demandé à la Turquie de l'aider, s'il le faisait, Ankara serait prête à le faire, a expliqué le ministre.
M. Çavuşoğlu a également accusé l'Arménie de « commettre des crimes de guerre » en attaquant des zones peuplées de civils.
Par ailleurs, M. Soltenberg, qui se rend ce 6 octobre à Athènes, est revenu sur les tensions en Méditerranée orientale, y compris l’accord annoncé le 1er octobre sur la mise en œuvre d’un mécanisme de déconfliction (EUROPE 12572/25). « J'espère fermement que les différends sous-jacents pourront désormais être réglés uniquement par la voie des négociations, dans l'esprit de la solidarité alliée et du droit international », a-t-il ajouté.
Au même moment, à Bruxelles, le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Peter Stano, a salué le retrait du bateau turc Yavuz de la zone économique exclusive de Chypre. Selon lui, ce départ est « un nouveau pas bienvenu dans le sens de la désescalade en Méditerranée orientale et nous espérons en voir d'autres dans cette direction ». (Camille-Cerise Gessant)