Au vu de l’absence de progrès dans les négociations entre l'UE et les Britanniques (EUROPE 12569/13), la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF) a écrit au Groupe de travail de la Commission pour les relations avec le Royaume-Uni (UKTF), lundi 28 septembre, afin de lui faire part de ses inquiétudes concernant les conditions de travail des chauffeurs professionnels.
« Notre personnel ne doit pas payer le prix des erreurs du gouvernement britannique dans la gestion du Brexit », s’insurge l’ETF.
Évoquant le « chaos » qui s'annonce, l'organisation rappelle notamment qu’après onze heures d'attente à la frontière, les conducteurs n'auront d'autre choix que de poursuivre leurs activités. Elle redoute donc une dégradation de leurs conditions de travail, déjà précaires.
L'ETF craint également que les systèmes informatiques utilisés par les conducteurs ne soient pas prêts d'ici la fin de la période de transition, le 31 décembre. « Les conducteurs d'autocars et de camions seront-ils passibles d'amendes personnelles s'ils se rendent dans des ports sans les documents électroniques appropriés ? », interroge l'organisation.
Cette dernière aborde, enfin, la question des vingt-neuf aires de stationnement que le gouvernement britannique s’est engagé à construire dans le pays, mais dont l’emplacement n’a pas même été annoncé.
Il est très probable que ces aires de stationnement soient dépourvues d'équipement, met en garde l’ETF, dénonçant une « solution de fortune ».
Consulter la lettre : https://bit.ly/36iKb1h (Agathe Cherki)