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Bulletin Quotidien Europe N° 12571
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Finances

La commissaire désignée Mairead McGuinness promet de poursuivre une stratégie de relance économique ambitieuse

Dans ses réponses aux questions écrites (EUROPE 12566/18) qui lui ont été posées en amont de son audition au Parlement européen, vendredi 2 octobre, la commissaire européenne désignée aux Services financiers, Mairead McGuinness, assure qu'elle continuera à donner la priorité à une stratégie de relance économique post-Covid-19 « ambitieuse ».

La chrétienne-démocrate irlandaise dispose d'un avantage : elle sait comment parler aux eurodéputés. L'ancienne première vice-présidente du Parlement européen a mis en avant, dans ses réponses, ses 16 années d'expérience au sein de l'institution.

« Mon expérience au Parlement signifie que j'écoute de nombreuses perspectives, ce qui fait de moi une bonne négociatrice et bâtisseuse de ponts entre des points de vue parfois très différents », écrit-elle.

Des atouts qu'elle entend mettre à profit du portefeuille de la Stabilité financière, des Services financiers et de l'Union des marchés de capitaux, qui a un impact direct sur les citoyens, encore plus en temps de crise économique, rappelle-t-elle.

À cet égard, elle souligne l'importance que les différentes mesures prises pour soutenir la reprise économique atteignent les consommateurs, les emprunteurs et les entreprises qui en ont besoin. 

Il faut aussi, selon elle, s'assurer que les banques puissent continuer de soutenir pleinement les citoyens et les entreprises. Si elle est confirmée à ce poste, elle entend d'ailleurs insister pour que les institutions financières du secteur public, comme les banques nationales de développement et la Banque européenne d'investissement, complètent le rôle que joue le secteur financier privé pour soutenir la reprise économique.

La relance doit aussi servir la transition économique, selon Mairead McGuinness. Elle promet, dans ce domaine, de poursuivre une « stratégie sur la finance durable renouvelée et ambitieuse » et soutiendra particulièrement le développement d’une norme européenne pour les obligations vertes basée sur la taxonomie de l'UE.

« La durabilité n'est pas seulement verte, mais aussi sociale », rappelle la commissaire désignée, qui s'engage aussi à évaluer si et comment une taxonomie sociale de l'UE pourrait répondre à certains défis liés à la réalisation des objectifs sociaux.

Union bancaire. Autre grande priorité de la candidate : la finalisation de l'Union bancaire, avec la mise en place « d'urgence » du système européen de garantie des dépôts bancaires (EDIS) et du filet de sécurité ('backstop') pour le Fonds de résolution unique (SRF).

Interrogée sur son intention de respecter l’engagement pris par son prédécesseur à mener à bien les dernières réformes de Bâle III avec fidélité, la chrétienne-démocrate irlandaise a confirmé qu'il s'agissait bien de son intention, tout en précisant que l'impact de la Covid-19 sur la situation financière des banques devait être évaluée et prise en compte. « Si l'analyse montre qu'il faut tenir compte de certains aspects, je n'hésiterai pas à utiliser la marge dont nous disposons pour le faire, tout en préservant l'intégrité du cadre général », répond-elle.

Sur le volet ‘blanchiment d’argent’, la commissaire désignée assure qu'elle œuvrera en faveur de la mise en place d'un nouveau superviseur européen totalement indépendant et doté des ressources nécessaires, capable de travailler directement avec les superviseurs nationaux afin de s'assurer que les récents scandales ne se reproduisent pas. Si elle est confirmée à ce poste, elle promet par ailleurs de poursuivre les procédures d'infraction déjà ouvertes contre les États membres et n'hésitera pas à en ouvrir de nouvelles, si nécessaire.

Notons que, sur la question de la transparence fiscale pays par pays - ajoutée à la demande du groupe S&D -, l'Irlandaise a assuré qu'il s'agissait pour elle d'« une grande priorité » et s'est dite « déterminée à travailler sans relâche avec le Parlement et le Conseil pour débloquer l'impasse actuelle ».

Brexit. Enfin, sur la question du Brexit, Mme McGuinness a indiqué se tenir prête à s'engager avec le Royaume-Uni dans un « cadre autonome, volontaire, structuré et flexible de coopération réglementaire ».

Si elle ne croit pas que les risques pour la stabilité financière aient augmenté ces dernières semaines, elle souligne néanmoins qu'en raison de l'augmentation récente des tensions entre les deux parties, il faut continuer à se préparer à tous les scénarios possibles, y compris un scénario où il n'y aurait pas d'équivalence supplémentaire.

Voir les réponses aux questions écrites : https://bit.ly/2SbpADV  (Marion Fontana)

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