La Confédération européenne des syndicats (CES) s’est félicitée, lundi 14 septembre, des récentes déclarations à la presse suédoise de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a assuré qu’elle voulait renforcer le rôle des partenaires sociaux dans le cadre de la fixation des salaires.
« La Commission ne demandera jamais à la Suède d'introduire un salaire minimum légal », a déclaré la présidente au quotidien suédois Dagens Nhyeter, avant d'insister sur l'importance des traditions nationales et sur sa volonté de renforcer le dialogue social.
Une excellente nouvelle pour la Confédération, qui a voté au début du mois à 85% de ses membres en faveur de la présentation par la Commission européenne d’une directive pour contribuer à l'instauration de salaires « justes » (EUROPE 12553/22).
Pour les syndicats, la directive doit en effet empêcher l'instauration de salaires minimums légaux en dessous du seuil de pauvreté, à savoir 60% du salaire médian et 50% du salaire moyen (sur la base des salaires bruts nationaux à temps plein). Ils demandent ainsi que le droit à la négociation collective et l'accès des syndicats aux lieux de travail soient garantis dans chaque État membre.
La Commission compte présenter une initiative le 28 octobre prochain (EUROPE 12556/31). La présentation d’une initiative inquiète les pays scandinaves, qui sont particulièrement attachés au respect du rôle des partenaires sociaux (EUROPE 12387/17). (Pascal Hansens)