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Bulletin Quotidien Europe N° 12525
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POLITIQUES SECTORIELLES / Espace

Le vol inaugural d’Ariane 6 est reporté au second semestre 2021

Le lanceur européen Ariane 6 paie au prix fort la pandémie de Covid-19, qui ralentit la construction du pas de tir en Guyane, et dans une moindre mesure les tests de validation. Ainsi, le premier vol d’Ariane 6 devrait se tenir au second semestre 2021, a indiqué André-Hubert Roussel, le PDG d’ArianeGroup, jeudi 9 juillet.

« Avant la Covid, on était 'super ric-rac' pour un vol fin 2020. Mais on y croyait encore, on se battait. Là ce n’est plus possible avec les deux, trois mois de retard qu’on a pris » en raison de la pandémie, a expliqué à EUROPE M. Roussel. Il a souligné que le pas de tir de Lampoldshausen en Allemagne pour tester les moteurs Ariane est certes prêt, mais pas le pas de tir situé en Guyane, réalisé par le Centre national d'études spatiales (Cnes).

Du côté des tests des différents moteurs du lanceur, « le développement avance bien », a-t-il précisé. Le Vulcain 2.1 de l’étage principal a été qualifié, ainsi que le moteur Vinci de l’étage supérieur. Il ne reste plus que le moteur à propulsion solide, dont le test est prévu pour la fin juillet. Puis s’ensuivront encore des tests, notamment du moteur Vinci avec l'étage supérieur complet, pour simuler son activité une fois en orbite, et enfin les « essais combinés » une fois le lanceur complet assemblé sur son pas de tir en Guyane.

D'une manière générale, la pandémie n'épargne pas ArianeGroup. Sur la totalité de ses activités (civiles et de défense), le groupe pourrait enregistrer une perte de 20% de son chiffre d’affaires en raison de la pandémie, a souligné le PDG, rappelant qu'en 2019, son groupe avait un chiffre d'affaires de 3,1 milliards d'euros.

Budget européen. Interrogé sur les négociations relatives au cadre financier pluriannuel 2021-2027 (EUROPE 12498/16), M. Roussel a insisté pour que le budget spatial de l’UE ne soit pas « raboté » et pour qu'il sanctuarise notamment Galileo, dont les lancements profitent du principe de la préférence européenne. Il a rappelé en effet combien le secteur européen pâtissait d’une commande publique trop faible.

Sondé ainsi sur la nécessité que l’Europe se dote d’un ‘Buy European Act’ (qui obligerait à flécher la commande publique sur les biens produits sur le territoire européen), similaire à celui qui existe outre-Atlantique, le PDG a acquiescé. « Il n’y a aucune puissance spatiale dans le monde qui confie des lancements souverains à des lanceurs étrangers », a-t-il déploré. « Il y a une prise de conscience européenne » quant à considérer la politique spatiale comme un élément constitutif de la souveraineté européenne, a-t-il néanmoins constaté.

Eurospace. Récemment élu à la tête d’Eurospace (EUROPE 12513/32), M. Roussel s'est fixé les priorités suivantes : - garantir une liberté d’accès à l’espace via un cadre de gestion du trafic spatial ; - appuyer le projet d’une constellation européenne de satellites pour garantir une communication sécurisée ; - le transport spatial et « pourquoi pas des vols habités ». « Cela fait partie des questions qu'il faut que l’Europe se pose », a-t-il estimé. (Pascal Hansens)

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