Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a expliqué, jeudi 9 juillet, qu’il fallait adapter la coopération entre l’UE et les États-Unis aux nouveaux défis sécuritaires.
« L’UE et les États-Unis partagent de nombreux intérêts stratégiques. Nous travaillons étroitement ensemble. Pourtant notre coopération doit s’adapter pour être en mesure de relever les défis du siècle », a-t-il expliqué lors d’un discours enregistré pour le EU Defense Washington Forum. Il a rappelé que les États-Unis et l’UE étaient des « partenaires essentiels et naturels ».
Selon le Haut Représentant, le partenariat transatlantique a permis de créer un ordre mondial plus stable, pacifique et prospère. Face à de nouvelles menaces et de nouveaux acteurs qui remettent ces acquis en doute, il est plus important que jamais de construire sur les relations de ce dernier demi-siècle pour protéger cet héritage. « Continuons à travailler ensemble et à protéger nos valeurs communes », a-t-il lancé.
Ainsi, le Haut Représentant a expliqué que la coopération internationale était essentielle pour faire face aux nouvelles menaces sécuritaires et que la communauté transatlantique devait être un pilier central dans cet effort et être prête à défendre ses valeurs et ses intérêts.
Et tout en rappelant que l’OTAN resterait la pierre angulaire de la défense collective européenne et qu’il n’y avait pas d’alternative à cela, M. Borrell a expliqué que l’UE était consciente que ses partenaires dans le monde lui demandent de jouer un rôle de « fournisseur de sécurité mondiale ». L’Europe « naïve » prend fin, a-t-il ajouté, précisant que le 'soft power' seul n’était pas suffisant et qu’il devait être complété par du 'hard power'. Il a donc expliqué que l’UE faisait plus pour sa propre défense et sa propre sécurité, notamment par le biais des projets de la coopération structurée permanente ou du Fonds européen de défense. (Camille-Cerise Gessant)