Les ambassadeurs des États membres auprès de l’UE ont donné leur accord à l’issue d’un bref échange, vendredi 15 mai, lors d’une réunion du Comité des représentants permanents (Coreper II), pour l’instrument européen SURE de soutien temporaire à l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence.
Même s’il n’y a pas eu de vote à ce stade, la procédure écrite étant à présent amorcée et devant s’achever mardi, aucune délégation nationale n’a exprimé son opposition, ce qui devrait annoncer une adoption sans encombre. Le processus de déblocage des garanties va pouvoir commencer aussitôt après.
Les ambassadeurs avaient donné leur accord politique de principe, mais certaines délégations nationales, dont la néerlandaise, attendaient encore quelques ajustements sur la question des garanties avant de donner leur approbation au texte (EUROPE 12486/11).
L’instrument SURE a été présenté par la Commission début avril. Il vise à fournir une aide financière sous forme de prêt à tous les États membres qui le souhaitent en permettant de se financer sur les marchés, ceci afin de financer leurs systèmes nationaux de chômage partiel (EUROPE 12457/9), mais aussi certains coûts liés à la santé dans le cadre de la pandémie de Covid-19 (EUROPE 12476/6). À l’aide d’une garantie apportée par les États membres allant jusqu’à 25 milliards d’euros, la Commission européenne espère lever 100 milliards d’euros. (Pascal Hansens)