login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12488
Sommaire Publication complète Par article 12 / 34
ACTION EXTÉRIEURE / Proche-orient

L’UE entend renforcer ses efforts pour éviter une annexion d’une partie de la Cisjordanie

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a estimé, vendredi 15 mai, que les Européens devaient travailler pour éviter une annexion d’une partie de la Cisjordanie par Israël, comme le prévoit le programme du nouveau gouvernement israélien.

« Nous devons travailler pour décourager toute initiative possible vers une annexion », a-t-il expliqué à l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères européens. Selon M. Borrell, l’UE et les États membres doivent pour cela utiliser tous les canaux à leur disposition pour atteindre, entre autres, les Israéliens, les Américains et les Palestiniens. Il a d’ailleurs souhaité travailler de manière « intensive et constructive » avec le nouveau gouvernement israélien. 

Le Haut Représentant a précisé que les États membres étaient d’accord pour augmenter leurs efforts et leurs contacts avec tous les partenaires au Proche-Orient « pour éviter que quelque chose que nous ne voulons pas voir se produire puisse se produire ». « Nous sommes prêts, et nous allons utiliser, dans les prochains jours, toutes les capacités diplomatiques afin d’empêcher une action unilatérale, soutenir la solution à deux États et le respect du droit international », a-t-il expliqué. M. Borrell a rappelé que « le droit international devait être respecté n’importe où ». Et de prévenir : « Nous ne pouvons avoir un soutien sélectif au droit international »

Le chef de la diplomatie européenne a cependant précisé qu’il n’allait pas anticiper les évènements.

Réfléchir aux relations avec les MENA

Les ministres ont également discuté de la situation des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), en lien avec la pandémie de Covid-19.

« Nous sommes très inquiets des conséquences socioéconomiques de la pandémie, qui s’ajoutent aux défis déjà existants » dans la région, tels que les conflits ou la crise migratoire, a expliqué M. Borrell.

Il a reconnu que la pandémie pouvait agir comme un accélérateur de la déstabilisation de la région, car les conséquences socioéconomiques de la crise pouvaient avoir des répercussions politiques (EUROPE 12486/13). « Le risque est plus important qu’avant la crise », a-t-il expliqué, ajoutant que l’UE essayait d’aider ces pays à éviter une telle déstabilisation, mais que ses moyens financiers étaient limités. L’UE a promis plus de 2 milliards d’euros à son voisinage méridional pour l’aider à faire face à la pandémie et à ses conséquences (EUROPE 12464/14).

M. Borrell a aussi estimé que cette crise était une occasion de réfléchir aux relations entre les Européens et ces pays, à moyen et long termes. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

RÉPONSE EUROPÉENNE AU COVID-19
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
ACTION EXTÉRIEURE
SÉCURITÉ - DÉFENSE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
BRÈVES
CALENDRIER
CALENDRIER BIS