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Bulletin Quotidien Europe N° 12488
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POLITIQUES SECTORIELLES / ÉgalitÉ

Le directeur de l'Agence des droits fondamentaux de l'UE déplore des « résultats décourageants » en matière d’égalité des personnes LGBTI

Le directeur de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE (FRA), Michael O’Flaherty, a présenté, vendredi 15 mai, à l’occasion d’une conférence de presse au Parlement européen, les résultats d’une étude consacrée à l’égalité des personnes LGBTI. La seconde menée par la FRA à ce sujet en sept ans.

Ces résultats « sont décourageants », a indiqué M. O’Flaherty, déplorant que très peu de progrès aient été enregistrés au cours des sept dernières années.

Ainsi, bien que davantage de personnes soient « ouvertes au sujet de leur appartenance à la communauté LGBTI », les discriminations à leur égard persistent. La proportion de répondants qui se sont sentis discriminés dans un café, un restaurant, un bar ou une boîte de nuit est, par exemple, passée de 18% en 2012 à 26% en 2019.

Il en va de même pour les agressions physiques ou sexuelles. Un participant sur dix déclare avoir été la cible de telles violences au cours des cinq années précédant l'enquête. Or, les victimes de discrimination et d'abus sont toujours – voire davantage – réticentes à signaler les incidents.

En outre, il ressort de cette étude que les jeunes âgés de 15 à 17 ans ont subi davantage de harcèlement que leurs pairs plus âgés.

Disparités géographiques. L'étude fait état de différences importantes entre les pays étudiés. Ainsi, alors qu'en Irlande, à Malte et en Finlande, plus de 70% des personnes interrogées perçoivent une diminution de l'intolérance, en Pologne et en France, la plupart des répondants ont déclaré que l'intolérance avait globalement augmenté.

Près de 140 000 personnes ont participé à l'étude, menée dans les 27 États membres, au Royaume-Uni, en Macédoine du Nord et en Serbie. « Il s’agit de la plus grande enquête de ce type », souligne la FRA. C’est également la première qui prenne en compte les personnes intersexuées.

Égalité de traitement. Michael O’Flaherty a appelé l’UE et les gouvernements nationaux à agir. « Nous devons mettre un terme aux crimes de haine. Cela implique notamment une meilleure transposition du droit communautaire », a-t-il déclaré, insistant également sur la nécessité de favoriser le signalement des violences.

Afin de lutter efficacement contre la discrimination, M. O’Flaherty a par ailleurs assuré qu'il était essentiel que la directive européenne sur l’égalité de traitement soit adoptée (EUROPE 12356/16).

La présidente de la commission des droits des femmes et de l'égalité des genres au PE, Evelyn Regner (S&D, autrichienne), est intervenue sur ce point lors de la conférence de presse. Elle a appelé les États membres, au nom du Parlement, à reprendre leurs négociations. « Car il s’agit de la bonne directive pour agir », a-t-elle souligné.

Stratégie pour l'égalité LGBTI+. La Commission européenne, pour sa part, a annoncé qu'elle présenterait « une nouvelle stratégie globale pour l'égalité LGBTI+ en 2020 ».

Samedi 16 mai, à la veille de la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie, l'institution illuminera son siège du Berlaymont aux couleurs de l'arc-en-ciel.

Pour consulter l'étude de la FRA : https://bit.ly/3614ON6  (Agathe Cherki)

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