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Bulletin Quotidien Europe N° 12473
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ÉCONOMIE / Aides d'État

Paris et La Haye se portent au secours d’Air France-KLM à hauteur de 12 milliards €

La compagnie aérienne franco-néerlandaise Air France-KLM devrait bénéficier d’une aide d’une douzaine de milliards d’euros pour renflouer ses caisses dans les prochains jours, selon plusieurs médias parus les 22 et 23 avril.

La France devrait verser une dizaine de milliards d’euros, tandis que les Pays-Bas, moins généreux, devraient faire un chèque de 2 à 3 milliards d’euros.

Devant le Sénat français, mercredi 22 avril, la direction de la compagnie a confirmé qu’Air France aurait « besoin de liquidités au troisième trimestre 2020 ».

Cette aide financière prendra la forme de prêts bancaires garantis à 90% par les États et par des prêts directs par les États et ces prêts devront être remboursés, a précisé la direction d'Air France-KLM

Non au bonus. Air France-KLM ne doit pas verser cette année le moindre bonus à son directeur général, Ben Smith, si le groupe veut obtenir un soutien de l’État néerlandais, a déclaré, jeudi 23 avril, le ministre des Finances du pays, Wopke Hoekstra.

« En ces temps de crise, les bonus sont malavisés et incompatibles avec une aide financée par les contribuables », a-t-il déclaré au journal néerlandais De Telegraaf. Ben Smith perçoit un salaire fixe annuel de 900 000 euros, tandis que la partie variable de sa rémunération peut atteindre 1,35 million d'euros. Il bénéficie également d'un bonus de deux millions d'euros par an, qui lui sera versé au bout de trois ans.

Une contrepartie environnementale. Les eurodéputés Pascal Canfin (Renew Europe, français) et Sophie in't Veld (Renew Europe, néerlandaise), le député néerlandais Jan Paternotte et la députée française Bérangère Abba ont appelé à ce que de telles aides s'accompagnent de contreparties et d'engagements vers la neutralité carbone.

« Il ne s’agit pas d’un secteur comme un autre, tant son existence a un impact significatif sur le climat », ont souligné les quatre députés dans une tribune publiée mercredi 22 avril dans les quotidiens français et néerlandais Libération et Het Financieele Dagblad.

À l'instar de nombreuses organisations de la société civile (EUROPE 12469/18), ils appellent à la mise en œuvre d'un « contrat de transition écologique » liant le contribuable et les entreprises du secteur aérien.

« La question n’est pas de savoir s’il faut sauver nos compagnies aériennes – des questions de souveraineté, des questions sociales et d’emploi nous obligent à le faire –, mais de savoir selon quelles modalités », indiquent-ils, soulignant que ces compagnies ne peuvent pas bénéficier de l’argent public et « refuser de payer l’impôt ». (Lionel Changeur et Agathe Cherki)

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