Les scientifiques de l'Union européenne ont développé un nouveau système permettant aux laboratoires de vérifier la fiabilité de leurs tests de détection du coronavirus. Ce nouveau système, développé par le Centre commun de recherche (JRC) et présenté par la Commission européenne mercredi 1er avril, devrait permettre de contrôler jusqu'à 60 millions de tests et ainsi éviter les « faux négatifs ».
Le matériel de contrôle est une partie synthétique et non infectieuse du virus. « Ce nouveau matériel a le potentiel d'améliorer la capacité de l'UE à répondre à l'épidémie de virus et d'éviter que des ressources précieuses soient gaspillées par des tests inefficaces », a commenté la commissaire chargée de la Recherche et de l'Innovation, Mariya Gabriel.
Le problème des faux négatifs avait été mis en lumière dès le début de la pandémie en Chine. Il avait ensuite été identifié comme l'un des trois principaux défis auxquels sont confrontés les laboratoires, dans une étude publiée par plusieurs épidémiologues sur la plateforme ouverte Eurosurveillance. Ce sujet avait également été discuté lors de la visioconférence du comité consultatif scientifique de la Commission européenne, le 25 mars dernier. « Le nombre élevé de nouveaux tests arrivant sur le marché rend difficile l'évaluation de leur qualité et de leur efficacité. Il a été suggéré qu'il pourrait y avoir une approche de l'UE avec des exigences minimales pour les tests », indique le procès-verbal de la réunion.
La commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire, Stella Kyriakides, a qualifié le travail du Centre commun de recherche de « réalisation majeure » qui sera « cruciale pour notre stratégie de sortie, lorsque le moment sera venu de lever les mesures de distanciation sociale ». (Sophie Petitjean)