Les ambassadeurs des États membres auprès de l'Union européenne (Coreper) ont donné le coup d'envoi, mercredi 1er avril, à l'ouverture d'une procédure pour déficit excessif à l'encontre de la Roumanie.
Le projet de recommandation du Conseil de l'UE, qui sera adopté à l'issue d'une procédure écrite aboutissant vendredi, demande aux autorités roumaines de mettre fin à la situation de déficit excessif actuelle au plus tard en 2022 en respectant la trajectoire budgétaire suivante : déficit de 3,6% du PIB en 2020, de 3,4% en 2021 et de 2,8% en 2022.
Cette trajectoire correspond à un ajustement structurel annuel de 0,5% du PIB en 2020, de 0,8% en 2021 et de 0,8% en 2022, l'objectif étant d'appliquer des mesures correctrices sans nuire à la croissance. Toutes les éventuelles rentrées budgétaires exceptionnelles devraient être affectées à la réduction du déficit.
La Roumanie, qui n'appartient pas à la zone euro et ne s'expose donc pas à des pénalités financières, est invitée à présenter à la mi-septembre 2020 un rapport détaillé sur la stratégie d'assainissement envisagée pour atteindre les objectifs fixés.
Dans ses prévisions d'hiver présentées avant le déclenchement de la pandémie de Covid-19, la Commission est d'avis que le déficit public roumain passera de 4% à 7,7 % du PIB entre 2019 et 2022, dans l'hypothèse de politiques inchangées. La dette publique roumaine pourrait passer de 34,7% à 46,6% du PIB entre 2018 et 2022.
Voir le projet de recommandation du Conseil : https://bit.ly/3dNe23h (Mathieu Bion)