En amont du sommet du Partenariat oriental, prévu pour fin juin, la Commission européenne a publié, mercredi 18 mars, sa communication intitulée ‘La politique de partenariat oriental au-delà de 2020. Renforcer la résilience - un partenariat oriental qui profite à tous’.
« Nous devons regarder ce à quoi le Partenariat pourrait ressembler, ce que l’on peut faire de plus et mieux et quelles devraient être les priorités », a expliqué le commissaire à la Politique de voisinage, Olivér Várhelyi, dans une allocution vidéo.
En s’appuyant sur les réalisations du partenariat au cours des dix premières années de son existence (2009-2019), la Commission européenne met donc en avant cinq objectifs pour l’avenir afin d’avoir un partenariat qui « crée, protège, soit écologique, connecte et donne du pouvoir » : (1) des économies résilientes, durables et intégrées ; (2) des institutions responsables, l'État de droit et la sécurité ; (3) la résilience de l'environnement et du climat ; (4) une transformation numérique résiliente ; (5) des sociétés résilientes, justes et inclusives.
La Commission propose, entre autres, d’approfondir encore plus l'intégration économique avec et entre les pays partenaires, en particulier celle des trois pays associés (Géorgie, Moldavie et Ukraine) ou encore de développer les interconnexions énergétiques et de transport.
L’UE veut aussi un nouveau pacte pour la jeunesse, qui aura pour objectif de combler le fossé entre le marché du travail et le secteur de l'éducation, d'accroître le soutien à l'employabilité et à l'esprit d'entreprise des jeunes, d'adapter des mesures, telles que la garantie jeunesse, aux marchés du travail des pays partenaires et, enfin, de mettre en place un programme de mobilité et d'échange pour le partenariat oriental destiné aux jeunes professionnels.
Le renforcement de la sécurité énergétique et de la sureté nucléaire, l’accélération vers le passage à une mobilité durable et intelligente sont d’autres axes de travail.
Le Partenariat, qui sera « souple et inclusif, permettant aux pays de s'attaquer aux problèmes communs et aux défis mondiaux dans un large éventail de domaines en favorisant l'intégration régionale », permettra aussi de poursuivre une coopération bilatérale et différenciée avec chacun des pays partenaires.
Cette communication, qui s’appuie sur une consultation qui a reçu quelque 200 contributions écrites (EUROPE 12305/26), doit désormais être approuvée par les États membres de l’UE et les pays du Partenariat oriental.
L’objectif est que le sommet de juin donne un mandat à la Commission pour développer un nouvel ensemble d’objectifs (deliverables) - au-delà des actuels '20 objectifs à atteindre pour 2020' en s'appuyant sur l'agenda actuel, « dans le but de mettre en pratique les recommandations présentées » dans la communication de la Commission. L'élaboration des futurs objectifs pour l'après-2020 sera donc une tâche essentielle pour le second semestre de l'année, précise la communication de la Commission.
Voir la communication : http://bit.ly/2IY3boU et la consultation structurée : http://bit.ly/2QufI7M (Camille-Cerise Gessant)