La Commission a reconnu, mercredi 18 mars, que la propagation du Covid-19 était un facteur d’incertitude pour la mise en œuvre du plan de relocalisation de mineurs non accompagnés présents dans les îles grecques vers d’autres États membres.
Décidée de manière volontaire par plusieurs États membres les 4 et 13 mars, à l’occasion de deux réunions des ministres de l’Intérieur, cette relocalisation d’au moins 1 600 mineurs devait commencer cette semaine. Si le porte-parole de la Commission chargé des Affaires intérieures, Adalbert Jahnz, a indiqué que « les discussions sont en cours sur les aspects pratiques et opérationnels, on espère pouvoir les mettre en œuvre le plus rapidement possible », il a dit également que la propagation du virus et les mesures prises pour y répondre « sont à prendre en compte » et qu'« il est donc difficile dans l’immédiat de donner un timing précis ».
La Commission a par ailleurs refusé de s’immiscer dans les mesures prises par les autorités grecques pour les camps des îles grecques en réponse au Covid-19 visant à limiter la mobilité et à interdire pendant deux semaines l’accès de visiteurs extérieurs, selon l’AFP. Cette tâche est « de la responsabilité des autorités grecques ».
De son côté, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a annoncé le 17 mars qu’elle devait suspendre temporairement les programmes de réinstallation de réfugiés depuis les pays tiers, notamment vers les pays de l’UE, en raison du Covid-19. (Solenn Paulic)