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Bulletin Quotidien Europe N° 12448
Sommaire Publication complète Par article 23 / 36
ACTION EXTÉRIEURE / Affaires ÉtrangÈres

L’UE veut poursuivre une coopération aussi étroite que possible avec le Royaume-Uni

L’Union européenne, dans son projet d’accord sur les relations futures avec le Royaume-Uni, plaide pour la poursuite d’une coopération étroite dans les domaines de la politique étrangère, la sécurité et la défense. Le Royaume-Uni a cependant indiqué qu'il ne souhaitait pas négocier un accord sur ces sujets.

« Les parties doivent établir un dialogue politique étroit et une consultation structurée en matière de politique étrangère, de sécurité et de défense », souligne le projet de 17 pages consacré à la politique étrangère, à la sécurité et à la défense, séparé du projet d’accord global (EUROPE 12446/19) dont EUROPE a eu copie.

Selon ce texte, les deux parties devraient mener des dialogues thématiques réguliers sur des questions d'intérêt mutuel et coopérer au sein des enceintes et organisations multilatérales, régionales et internationales.

L’UE appelle de ses vœux l’établissement de « modalités pratiques pour faciliter des échanges de renseignements efficaces et en temps utile, sans préjudice du développement autonome de produits de renseignements ».

La coopération porte, entre autres, sur les sanctions, y compris en termes d'échange d'informations, avec pour objectif de renforcer la cohérence et l’efficacité des décisions « tout en préservant l'autonomie de leurs processus décisionnels respectifs ».

Sur la coopération au développement, l’UE plaide pour un travail commun dès que c'est possible, sur un dialogue politique régulier et sur des consultations dans les pays tiers afin de faciliter une coopération au développement efficace.

De même, pour l’UE, il est important que les parties coopèrent sur des questions d'intérêt commun concernant la gestion des crises et la consolidation de la paix. Comme pour les autres pays tiers, « le Royaume-Uni est autorisé à participer aux opérations et missions de gestion de crise de l'UE, conformément au protocole sur sa participation », précise le projet.

L’interopérabilité et l’efficacité commune des forces armées sont aussi mises en avant tout en prenant en compte le statut de pays tiers du Royaume-Uni. Ainsi, celui-ci pourrait, « conformément au droit de l’UE applicable en la matière », être associé aux activités de l'Agence européenne de défense et à des projets de la coopération structurée permanente – une fois la question de la participation des pays tiers tranchée – et coopérer avec le Centre satellitaire de l’UE, y compris en matière d’échange de renseignements.

L’espace est d’ailleurs un domaine sur lequel l’UE entend poursuivre sa collaboration avec le Royaume-Uni, précisant cependant que celui-ci pouvait seulement participer aux activités non liées à la sécurité des programmes de l'Union et que l’accès à Galileo est conditionné.

Enfin, l’UE privilégie la poursuite des consultations avec Londres sur les questions d'intérêt commun dans le domaine des affaires, de la protection et de la gestion des crises consulaires. « En cas de crise, les parties peuvent coopérer pour assurer une assistance efficace aux citoyens de l'autre partie », précise le projet de texte.

Voir le projet d'accord : http://bit.ly/2w3rMG5  (Camille-Cerise Gessant)

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