Les ambassadeurs des Vingt-sept auprès de l’UE ont arrêté, lundi 16 mars, la position de première lecture du Conseil de l'UE sur le règlement européen établissant des critères minimaux de qualité pour la réutilisation des eaux urbaines résiduaires aux fins de l’irrigation agricole – règlement qui avait fait l’objet d’un accord interinstitutionnel (EUROPE 12410/28).
Deux pays ne peuvent s’en accommoder et ont détaillé leurs motifs dans une déclaration. La Grèce, qui a une législation plus stricte, se réserve le droit d’aller plus loin (elle soutient que la dilution de l'eau recyclée ne doit pas être considérée en soi comme une option de traitement de l'eau permettant aux exploitants du secteur alimentaire ou aux agriculteurs de diluer l’eau récupérée de n’importe quelle classe de qualité pour l’utiliser comme étant de qualité supérieure).
La Slovaquie, quant à elle, considère que la santé du consommateur final n’est pas suffisamment prise en compte, du fait de l’absence d’étiquetage obligatoire des produits agroalimentaires concernés et de la non-inclusion d’un paramètre sur les salmonelles. La Commission, pour sa part, a assuré qu’elle veillerait à traiter la question des microplastiques de manière transversale, celle-ci ne se limitant pas aux eaux récupérées. Voir la position du Conseil : http://bit.ly/38X8i3d (Aminata Niang)