Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, et le président de la délégation du Parlement européen avec les pays du Maghreb, Andrea Cozzolino (S&D, Italien), ont dénoncé, mercredi 19 février, l’escalade de la violence à Tripoli, en Libye, alors que les parties essaient tant bien que mal de négocier la paix.
« Il est urgent de mettre un terme » à cette escalade, a exhorté M. Borrell dans un communiqué. « Toutes les parties doivent respecter pleinement la trêve qu'elles ont conclue, s'abstenir de toute nouvelle action militaire et s'engager à nouveau dans un dialogue politique en vue d'une solution à la crise en Libye », a-t-il ajouté.
« Les pourparlers à Genève sous la direction des Nations unies devraient reprendre le plus rapidement possible afin que les parties s'acheminent vers une désescalade rapide et s'engagent à un cessez-le-feu durable », a-t-il souligné. M. Borrell a appelé à maintenir la dynamique créée par le processus de Berlin, « qui constitue la seule issue à la crise libyenne », et l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies.
De son côté, M. Cozzolino a qualifié l'attaque sur le port de Tripoli d’« inquiétante et décevante ». « La situation sur le terrain est tendue et ne doit pas s'aggraver », a-t-il jugé, ajoutant que « des engagements avaient été pris en faveur d'un cessez-le-feu permanent et qu’ils ne pouvaient être respectés tant que Tripoli était attaquée ».
Selon lui, « il est important que tous les États membres de l'UE prennent des mesures décisives et unitaires pour aider à rétablir la paix en Libye ». Les États membres sont convenus, lundi 17 février, de créer une nouvelle opération de Politique de sécurité et de défense commune qui aura pour objectif premier de surveiller le respect de l'embargo sur les armes à destination de la Libye (EUROPE 12427/4). (Camille-Cerise Gessant)